Dimanche 07 Août 2022
PATRICE
Vendredi, 24 Juin 2022
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Une référence du castoreño : « Badila »…
 
« Badila », l’un des plus grands picadors de la fin du XIXe siècle, est né sous le nom de José Bayard à Tortosa le 19 mars 1858, d’un père français qui avait pour ami le picador Curro Calderón.
 
Il commença sa carrière en 1870 avec Gonzalo Mora qui lui donna son surnom (badila : pelle à feu) :
 
Estás tan callado que parece que te tragaste el rabo de la badila”.
 
Le 5 novembre 1876, il se présente à Madrid dans une novillada. Il est picador remplaçant d’Ángel Pastor avec la protection de Frascuelo, dont il est le factotum, parfois le valet d’épée.
 
Il prend part à sa première corrida à Madrid le 28 janvier 1878 face à Lucerito, de Miura. Il reçoit l’alternative le 1er juin 1879.
 
A partir de 1881, il fait partie du quadrille de Pastor. Le 8 décembre, il s’exerce au rejoneo – ce qu’il refera parfois – face à un utrero, met pied à terre pour quelques passes dont 5 naturelles puis un pinchazo a recibir et finit par une pega, soit un abrégé des différentes tauromachies.
 
A partir de 1884 et jusqu’en 1890, il est aux ordres de Mazzantini avant de travailler avec divers matadors. Il est gravement blessé à Montevideo le 1er janvier 1890 suite au terrible batacazo provoqué par Cigarrero, de Miura.
 
Le 12 mai de la même année, il pique les 6 toros de Veragua pour le départ de Frascuelo et pose des banderilles à cheval au 4e.
 
Entre autres prestations marquantes, le 2 juin 95, il donne 6 piques à Mochuelo, de Félix Gómez, qui l’envoie valser. En pareilles circonstances, il avait l’habitude de provoquer le toro et de le toréer à la cape.
 
En 1897, commence sa dernière époque où il rentre dans la cuadrilla d’Algabeño. En 1898, il alterne parfois la pique et le rejón.
 
Le 26 avril 1900, à Valence, après avoir été renversé par Chato, de Pablo Romero, il se mit à genoux, de dos face au toro.
 
Durant sa carrière, à une époque particulièrement dure, il a assisté à la mort de plusieurs toreros, dont Dominguín, mort dans ses bras à Barcelone.
 
En 1902, il est picador pour Reverte, mais ne torée pas l’année suivante.
 
Sa dernière corrida a lieu le 24 septembre 1905 à Madrid face à Señorito, de Bañuelos.
 
Il est mort le 28 février 1906.
 
Il a fait évoluer l’habit et l’équipement du piquero avec la gregoriana. Il fut aussi le vice-président de la première Association des picadors.
 
Sources : Capas y varas
 
Patrice Quiot
 
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Paul Hermé

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