Dimanche 07 Août 2022
CAPTIEUX
Lundi, 13 Juin 2022
cap13ph1 
 
Plaisirs de la novillada…
 
Dimanche 12 juin. Près de trois quarts d’arènes. Six novillos de Alcurrucén, bien présentés, aux robes variées, au comportement divers mais toujours captivant. Le 5ème, « Flautista », n°47, reçut un tour de piste.
 
Yon Lamotte : saluts et oreille.
 
Jorge Molina : saluts après pétition minoritaire et saluts après avis.
 
Christian Parejo : saluts après avis et saluts après avis.
 
 
Il y a une fidélité à Captieux, à une façon de concevoir la novillada, qui explique l’intérêt de l’aficion. D’abord dans leur choix des novillos, en faisant très attention à la morphologie, à une présentation sérieuse et en accord avec chaque encaste. Par ailleurs, c’est souvent des ganaderías de renom et cette fois-ci, ce fut un des grands élevages, celui d’Alcurrucén, qui a procuré un spectacle varié, riche, plein de nuances. Certains toros provenaient des plus belles lignées, mais de légers défauts, des toros un peu « bizcos », expliquaient leur présence dans ce petit et charmant ruedo girondin. Comportement aussi très éclectique, avec des novillos nobles et généreux, d’autres plus encastés et certains plus virulents.
 
jm13h
 
Captieux, c’est aussi le plaisir de retrouver certains novilleros parmi les plus intéressants et de faire de belles découvertes. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié un jeune de Tolède que je ne connaissais pas et qui apparemment cartonne dans les villages, Jorge Molina. À la cape, il a été plutôt discret, à l’exception d’un quite à son second avec des chicuelinas inégales, mais avec un certain arôme, c’est à la muleta qu’il m’a ravi par moments. Il a un très beau concept, de l’esthétique, sans trop en faire, avec de très bonnes bases, notamment dans les passes essentielles, que ce soient les naturelles ou les derechazos. En plus, il a de la personnalité. J’ai été par contre surpris par le public qui a été un peu froid, même s’il a demandé l’oreille à son premier, et j’ai trouvé la présidence, ou plutôt la présidente, pas très équilibrée en accordant un tour de piste au novillo, que personne n’avait demandé, alors que Jorge Molina avait échoué à l’épée, devant se contenter de quelques applaudissements. En tout cas, c’est un garçon à suivre.
 
yl13h
 
Yon Lamotte avait drainé pas mal de ses partisans, en tout cas c’est ce que l’on ressentait sur les gradins, ce qui est bon pour la Fiesta mais il a mis du temps à les contenter. Face à son premier, qui était très noble, il a du mal à transmettre, à faire vibrer, comme devant son second. C’est un novillero qui manque un peu d’esthétique, mais pas de courage et sa ténacité a fini par payer et il a coupé la seule oreille de l’après-midi après une demie estocade.
 
cp13h
 
Quant à Christian Parejo, on a l’a vu plusieurs fois en difficulté, en particulier devant son premier où il a été souvent à la merci d’un novillo assez violent, qu’il a très mal tué. Il aurait pu couper au dernier, le public était avec lui, il s’est fait remarquer dans quelques naturelles bien senties, lors de passes circulaires, mais l’épée est tombée vraiment basse. Malgré tout, le public est sorti content, les novillos avaient plu et les avis étaient partagés concernant les novilleros, ce qui n’est pas mauvais signe car la polémique, les opinions contrastées, les débats, sont aussi ce qui pimente l’aficion.
 
Antonio Arévalo - corridasi
 
 

Paul Hermé

soler 2017

Affiches / Cartels

 

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