Vendredi 23 Février 2024
ISTRES

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Triomphe d’Antonio Ferrera qui a coupé les deux oreilles de son second Zalduendo...

Beau temps, vent irrégulier, environ demi-arène. Six toros de Zalduendo formant un lot de « tres y tres », préservés au cheval, la plupart allant a menos au dernier tiers par manque de caste.

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Avant le paseo, la danseuse Angélique Blasco a offert une évolution en piste, le baryton Frédéric Cornille chantant ensuite l’air du toreador au Paseo puis lors des pasos interprétés par la musique Chicuelo II.

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A l’issue de celui-ci, une minute de silence a été observée à la mémoire des aficionados qui nous ont quittés récemment, mention étant faite de Jeannot Teisseire, un figurón de l’aficion locale qui s’est longtemps investi dans le domaine taurin. En outre, le palco des arènes du Palio porte dorénavant son nom...

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Antonio Ferrera (saluts et deux oreilles) a démarré cette corrida symphonique par quelques gestes allurés au capote avant une pique minimaliste. Brindis à l’assistance d’un combat marqué par les bonnes intentions de l’Extremeño auteur de plusieurs mouvements aux contours bien polis. Las, une tentative al encuentro a avorté, suivie d’un tiers de lame avant plusieurs coups de verdugo. Inutile de dire que l’oreille s’était envolée, mais les gens ont tout de même tenu à  ovationner Antonio pour l’effort accompli. Avec le quatrième, les choses allaient prendre une autre dimension, Ferrera se distinguant au capote, y compris sur un quite après un monopuyazo, puis surprenant le respectable en répondant positivement à la demande de le voir banderiller, ce qu’il fit en trois suertes différentes, la troisième au quiebro, en mettant le feu ! Le ton était donné et à partir de là, muleta en mains, allaient se succéder divers mouvements dynamiques autant qu’appliqués, soutenus par d’incontestables ganas de faire péter la b araque. Et quand la conclusion par entière tarda à faire son effet, personne n’a prié Antonio d’activer les choses, ce qui prouvait bien que les gens étaient à ses côtés, ce qui se confirma d’ailleurs lorsque le Zalduendo finit par rouler au sol.

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Morante de la Puebla (saluts puis silence) débuta avec un premier client qui alla deux fois au cheval, la deuxième pour la forme, et après un bon second tercio, il le doubla avec suavité avant de rencontrer quelques difficultés à lier les séries, devant se contenter le plus souvent de pinceladas tout au long d’une faena sans musique, le comble pour une corrida symphonique ! Il faut dire que le Zalduendo finit en mode pierre tombale et que Morante aurait certainement fait davantage si son opposant avait proposé un tout autre jeu. Entière. Avec le quinto, le maestro de La Puebla nous réserva un capoteo soyeux ciselé dans la plus belle des matières. Des œuvres de premier ordre, mais hélas, cela ne dura pas avec la muleta, le toro se mettant à gratter et déclinant rapidement. Bref, la montagne venait d’accoucher d’une souris, rien ne s’arrangeant avec la ferraille. Frustrant...

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Juan Leal (saluts et oreille) n’a pas trouvé matière, avec son premier, d’emballer la machine au capote et après une rencontre sans style, il parut très décidé quand après son brindis à l’assemblée, il s’agenouilla pour un cambio au centre. Après cette séquence arrodillada, il poursuivit en proposant plusieurs mouvements méritoires, mais auxquels il manquait davantage de transmission. Juan finit dans les cornes pour une séquence encimista qui fait toujours son effet, mais à son tour, les aciers sont venus tiédir les perspectives de récompense. C’est avec l’ultime qu’il obtiendra ensuite un trophée. Après une piqûrette, un quite original de Ferrera, un bon second tercio puis un brindis aux gradins, Juan repartit à nouveau au centre pour un cambio, poursuivant en faisant apprécier son aguante et sa détermination, ainsi que sa ténacité car il faut bien dire qu’en fin de compte, son toro ne l’a guère aidé. Entière...