Mardi 22 Octobre 2019
Nîmes
Samedi, 14 Septembre 2019

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Sortie a hombros de Sébastien Castella et de Miguel Ángel Perera qui a indulté « Cazadotes », toro de Garcigrande…

Beau temps, arènes pratiquement pleines. Quatre Garcigrande (1, 3, 4 et 6), les deux autres de Domingo Hernández, même maison. Le troisième a eu les honneurs de la vuelta et le sixième a été indulté.

sc14h

Sébastien Castella (oreille puis deux oreilles) se distingua au capote avant deux rencontres, poussée la première et fort brève la suivante. Plus tard, le Biterrois exécuta un trasteo varié sur les deux bords auquel il manqua toutefois un peu plus de punch de la part de son opposant. Entière. Le quatrième eut bien du mal à se fixer et à s’intéresser aux sollicitations du péonage. Après deux rencontres puis un bon second tercio, Sébastien brinda à l’assemblée une faena  débutée par trois cambios pieds joints réalisés sur la bouche d’arrosage. Il afficha ensuite une réelle volonté de donner la distance en le citant de très loin,  alignant les séries avec une certaine harmonie avant de placer une entière tombée qui fit tomber deux mouchoirs, le second protestée par une partie des étagères.

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Manzanares (oreille et silence) prit d’abord un client qui mesura les planches dès sa sortie, puis capoteo adapté à la situation. Première rencontre appuyée suivie d’une autre qui vit le bicho sortir du matelas avec le palo sur le dos. Bonne entame de faena avant que les choses ne se diluent à cause des conditions limitées d’un client sans grande classe. Entière a recibir qui compta pas mal dans l’attribution d’un trophée. Peu chanceux au sorteo, l’Alicantino prit ensuite un quinto malo qui lui laissa peu d’options, l’épée résultant fatale avec quatre pinchazos avant entière.

map14h

Miguel Ángel Perera (oreille puis deux oreilles symboliques), venu remplacer Andrés Roca Rey, a vécu une grande tarde. Deux rencontres sans grande histoire, puis quite par chicuelinas de Sébastien suivi d’une réplique par gaoneras de Perera, une competencia saluée par le conclave. Début de faena dans un pouce de terrain, puis exposition du répertoire, notamment par derechazos d’école, la suite sur le même ton, y compris lors du passage sur l’autre rive. Trois quarts tombée. Le public poussa pour la seconde oreille et tomba alors du palco un mouchoir… bleu !

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Le sixième allait faire grimper la température de quelques degrés. Après deux piques cuidées puis des banderilles applaudies, Perera brinda aux gradins une faena allant crescendo, l’Extremeño alignant les séries avec aisance, temple, poder et maestría lors d’un brillant trasteo encore plus relevé du côté droit. On sentit alors qu’il allait se passer quelque chose quand depuis les gradins son labeur provoqua un mouvement de plus en plus bruyant pour solliciter la grâce de l’animal finalement accordée. Comme le plus souvent, cette décision provoquera certainement quelque polémique, mais force est de constater qu’une large majorité l’a chaleureusement fêtée lorsque Perera a promené deux oreilles symboliques, alors que sa performance face à « Cazadotes » aurait bien mérité les « máximos trofeos », compte tenu de son implication dans cette affaire…

garc14h

Matin. Gros tiers d’arène. Six novillos de San Sebastián (Vangelisti père et fils) bien présentés, nobles mais justes de forces la plupart. Un sobrero venu remplacer le 2 qui se cassa un sabot.

rafi14h

El Rafi (saluts et vuelta) ouvrit la séance avec un premier adversaire préservé deux fois au cheval, avant de banderiller lui-même, ce qui lui valut une ovation avant de brinder au public une faena agréable au cours de laquelle il lui fut toutefois difficile d’imprimer du rythme malgré sa visible volonté de bien faire. Et comme une atravesada est venue ensuite rabaisser la note, l’affaire se solda par un salut. Recevant au passage des palmas d’encouragement, le Nîmois alla ensuite recevoir son second a portagayola, Piqué en deux fois, la deuxième pour la forme, le tercio a été agrémenté par un bon quite avant un brindis au fils de Christian Nimeño suivi de deux cambios puis derechazos templés. La suite par redondos, Rafi donnant la distance pour tracer quelques mouvements harmonieux précédant un salut à la musique, puis hélas une nouvelle atravesada malvenue suivie de deux descabellos.

fp14h

Fernando Plaza (silence et saluts) se fit applaudir au capote, rematant son intervention par larga cordobesa avant deux piqûrettes avec le cheval. Le Madrilène brinda ensuite au conclave une faena qui allait tourner court, l’utrero se cassant un sabot et devant être descabellé par Fernando qui en compensation se vit offrir un sobrero par le ganadero. Avec ce remplaçant que Plaza fit peu piquer en deux fois avant de brinder à l’assistance, la faena débuta par rodillazos décidés, histoire d’afficher sa détermination. Mais les choses eurent ensuite du mal à prendre leur envol, faute d’une transmission qui resta limitée de par les conditions de son opposant. Entière au troisième envoi. Au cinquième, le piquero a été mis en difficulté sur un premier puyazo, avant un second en mode homéopathique. On vit alors un banderillero, qui n’était autre que son père, frôler par deux fois la correctionnelle. Début de faena par statuaires puis s’égrenèrent des séries énergiques jusqu’aux bernardinas serrées avant entière puis descabello.

sol14h

Solalito (oreille et palmitas) débutait dans la catégorie. Bonne réception par véroniques avant deux piques, la deuxième moins appuyée, puis quite de Rafi. Solal se chargea lui-même du second tiers et récolta une belle ovation, notamment pour une troisième paire au violon. Brindis à l’assemblée puis début aux planches, la suite à mi-hauteur pour ne pas trop obliger son adversaire qui lui permit toutefois d’exécuter une faena appliquée, templée et variée, rematée par luquecinas avant de placer une lame de côté. Bons capotazos de réception administrées à un ultime qui poussa sur le premier assaut avant de sortir seul du second. Quite par lopecinas de Rafi puis bonne réplique par farols de Solal, qui invita ensuite Rafi à partager les banderilles. Saluts des deux. Brindis au respectable puis, assis à l’estribo, Solal s’engagea ensuite dans un affrontement qui ne lui permit pas de doubler la mise, faute d’allant de la part d’un opposant qui ne l'aida guère. Trois quarts.

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Paul Hermé

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