Vendredi 23 Février 2024
Béziers, Samadet, Gimeaux, Turquay, Rhône Aficion, CFT…

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La palme pour Dorian Canton et la sortie a hombros pour El San Gilen, à l’occasion de sa despedida dans le Sud-Est…

Il a écumé touts les plazas de l’Hexagone Taurin durant plusieurs dizaines d’années, été sacré matador de toros à Arles, s’est ensuite reconverti en banderillero puis a ajouté à ses activités celle de professeur de l’école taurine de Béziers, tel est Philippe de Lapeyre « El San Gilen » pour qui le festival de la Fédération des Clubs Taurins du Biterrois avait ce dimanche une saveur particulière.

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En effet, après avoir conseillé ses élèves lors de la tienta matinale, Philippe tirait un trait en fin d’après-midi, à l’issue du festival, sur son rôle de banderillero dans le Sud-Est, sa despedida définitive ne devant se produire que dans quelques jours à Saint-Sever. Et dans un bel élan de compañerismo, le San Gilen a quitté les arènes a hombros pour franchir la grande porte…

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Cela dit, Philippe ne va pas pour autant se retirer des toros car si on ne le verra plus en piste pour lidier et banderiller au service d’un autre, il restera bien présent dans sa fonction de professeur  de l’école taurine de Béziers Méditerranée, auprès de ses « petits ». Enhorabuena y Suerte, Maestro !

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Ce festival venait mettre un terme à quatre jours d’animations diverses, avec notamment un gala de remise de trophées donné en la présence de Juan Bautista et Carlos Olsina, l’Arlésien pour recevoir le prix de la meilleure faena de la feria et le novillero local le Tastevin d’Argent allant au meilleur novillero de la feria. Nous y reviendrons…

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Dans les arènes du Plateau de Valras, par temps ensoleillé mais progressivement frisquet à cause des caprices d’Eole, sont sortis deux novillos puis trois erales de Margé de présentation et comportement divers, la palme allant au second novillo, celui pour Olsina, crédité de la vuelta posthume.

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Juan Carlos García (saluts), venu d’El Espinar (Segovia), ouvrit les débats en se montrant à son avantage au capote qu’il mania avec une certaine élégance. Second tercio à ne pas montrer dans les écoles taurines puis brindis à son puntillero d’une faena appliquée, mais peu dominatrice, conclue par entière après deux pinchazos.

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Carlos Olsina (oreille) a dû s’entendre avec un adversaire brave sous le fer. Il brinda sa faena au San Gilen et sous les conseils de son apoderado de Camas, « El Lolo », il tira le maximum de ce novillo enracé, se faisant peur lors d’un faux pas qui l’envoya au tapis à la merci d’un adversaire qui lui pardonna toutefois la vie. Durement secoué et relevé sans trop se regarder, le Biterrois quitta juste sa chaquetilla pour reprendre son souffle et repartir au combat pour d’autres séquences volontaires, se faisant une nouvelle fois accrocher en cadrant avant d’en finir d’une entière et d’un coup de verdugo.

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Après ces deux novillos, la seconde partie consistait en une non piquée de trois erales, le premier pour Daniel Barbero (palmas), de l’école taurine de Cuenca. Visiblement bien avancé, il ne tomba pas sur le plus facile, mais usant de ses recours et malgré une certaine inégalité dans la portée de ses mouvements, il aurait pu espérer mieux sans deux pinchazos avant entière.

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Anaïs (oreille) a été récompensée d’un bel effort, elle reçut son eral par larga, puis se fit parfois désarmer lors d’une faena brindée à son père et à sœur faite d’altibajos. On retiendra néanmoins quelques muletazos ajustés et une entière contraire, hélas ternie par plusieurs coups de descabello, la jeune torera recevant tout de même une oreille en guise d’encouragements.

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Dorian Canton (deux oreilles), d’Adour Aficion, afficha sa décision dès les premiers capotazos puis face à un novillo exigeant, il s’engagea dans une faena guidée par Richard Milian et brindée à une assistance peu à peu surgelée au cours de laquelle ressortirent son application et sa décision lors de mouvements énergiques, parfois allurés, conclus par entière au second envoi. Malgré les deux pavillons récoltés, il eut ensuite l’élégance de laisser la vedette au San Gilen, sortant à pieds avec ses compañeros dans la foulée de sa sortie a hombros…

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Le matin, tienta de deux vaches de Barcelo intéressantes, avec Jean-Loup Aillet sur le cheval, comme d’ailleurs pour la tarde.

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Le San Gilen procéda à une sorte de revue d’effectifs avec Lucas Miñana, Leny et Tom pour la première vache, ce dernier prenant contact pour la première fois avec du bétail en compagnie de son prof. Ensuite, la seconde vache a été toréée par Clément, Anaïs puis Tom. Une première partie bien sympathique de la part d’aspirants pleins d’aficion t d’envie.

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Enhorabuena a todos…

SAMADET

Dimanche 29 octobre. Festival taurin au bénéfice des enfants du Service de Pédiatrie de l'hôpital de Mont-de-Marsan. 1/3 d'arène. Animation musicale "Al Violin".

Bétail de Las Dos Hermanas, Virgen María, Le Lartet, Cuillé, Casanueva et Cuillé, dans cet ordre, pour :

Morenito de Maracay: silence.

Marc Serrano: une oreille,

Octavio Chacón: une oreille.

Eduardo Gallo: une oreille.

El Galo: vuelta.

José Antonio Valencia: une oreille.

Les ganaderos de Casanueva, José Bats le père et son fils, ont fait une vuelta avec El Galo. Le toro de Virgen María a été fortement ovationné.

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Ce fut un moment fort agréable que ce festival où encore une fois les éleveurs français ont envoyé ce qu'ils avaient de meilleur, et cela gratuitement; il faut le rappeler. Les toreros étaient eux aussi venus généreusement. La matière première étant au rendez-vous, l'après-midi fut animée et chaleureuse. On était entre amis, pas assez nombreux, hélas!

Morenito de Maracay a fait le paseo, mais le poids des ans pèse sur ses épaules. Il a beaucoup donné, on sera donc indulgent bien qu'il n'ait même pas daigné prendre les banderilles où on l'attendait. On ne peut pas être et avoir été. Le Laugier, néanmoins, méritait mieux...

On a vu Marc Serrano dans sa meilleure version devant un excellent toro de Virgen María, noble avec de la transmission. A la cape: chicuelinas ajustées, conduisant de loin le toro au cheval, à deux reprises. Faena classique, sérieuse et enjouée aussi, sans fausse note aucune, ni concessions. Marc conduisit l'animal dans de longues séquence des deux côtés sans jamais que la flanelle ne soit touchée. Il tua en deux fois, ce qui le priva d'une double oreille pourtant bien gagnée. Une fois encore, Marc a montré qu'il pouvait concurrencer les meilleurs et qu'il mérite une nouvelle chance dans une arène de premier plan. Pour bientôt... on le souhaite !

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Octavio Chacón est armé, on le sait, pour affronter les causes difficiles. Ce fut le cas: sérieux gaillard, le Lartet était rugueux à souhait et il fallait le consentir. Octavio le fit avec abnégation, en s'arrimant et en cherchant son terrain de prédilection. Il tira ce qu'il y avait de meilleur chez cet adversaire. Il sut consentir l'animal qu'il tua en deux fois.

Petite déception de la part d'Eduardo Gallo qui se fit prendre à deux reprises. On n'avait pas vu le Salmantino depuis longtemps et on gardait de lui le souvenir du novillero puntero qu'il a été. Certes, il fait toujours preuve de cette entrega qui l'animait, mais, est-ce en raison du toro un poil juste de forces, on n'a pas retrouvé ces nerfs d'acier, cette façon de monter à la corne, contraire, ce toreo valeureux que l'on aimait chez lui. Reviendra-t-il à son meilleur niveau?

"El Galo" fut la surprise du chef pour beaucoup. Il surprit par son aisance et sa classe face au grand novillo de Casanueva, sorti en cinquième. Certes, ses manières inspirées du toreo mexicain étonnent chez nous, mais elles dénotent une vraie personnalité. On a aimé son élégance, sa manière d'être dans le rythme de l'animal, de le conduire sans jamais l'obliger et de proposer ainsi un ensemble léger, agréable, surprenant par de nombreux détails originaux... Il tua très mal ce qui l'empêcha d'être récompensé.

Enfin, Bernardo Valencia était opposé à un bon novillo de Cuillé, avec de la race et de la transmission. Le jeune Vénézuélien voulut bien faire, il ne manque pas de courage, mais ne put imposer sa loi. Il est encore bien vert.

Très bonne journée dans l'ensemble pour un rendez-vous qui s'impose dans le calendrier taurin du Sud-Ouest. Bravo aux organisateurs de la peña Al Violín, à Didier Cabanis et Marc Serrano, cheville ouvrière de cette belle action.

(PV – Corridasi – Photos : Nicolas Couffignal)

GIMEAUX

La Monumental balayée par un mistral avait fait le plein pour la Fiesta Campera du Fourmigo et face à des novillos d’El Campo, avec vuelta des ganaderos en compagnie de Tristan, la terna a coupé quatre oreilles.

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Oreille pour Javier Cortés et Cristóbal Reyes, deux oreilles pour Tristan Espigue et silence pour Maxime Solera.

(Photo : Tristan Espigue Web)

TURQUAY

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Atout Buendía

A l’heure où la tendance est à la généralisation du sang Domecq, un élevage français mise sur un encaste menacé de disparition : en 2015, la famille Turquay a créé, en Provence, une réserve unique de pur sang Buendía en faisant l’acquisition d’une trentaine de vaches et de trois sementales de Joaquín Buendía.

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En même temps qu’il marque un nouveau départ pour  la famille Turquay, qui met en œuvre un rafraîchissement de son cheptel comme a pu le faire l’élevage de Los Maños dans les années 2000, cet important achat garantit la pérennité d’un encaste aujourd’hui de plus en plus menacé.

Depuis l’automne 2015, les perles grises marquées du fer du Conde de Santa Coloma ont trouvé refuge au pied des Alpilles, là où les coussouls de la Crau laissent place au lit de la Durance. Trois sementales, particulièrement encastés, tientés par Fernando Robleño, Camille Juan et Javier Cortés, sont sélectionnés parmi les mâles achetés à Joaquín Buendía. Deux lots de vaches sont confiés aux numéros 73 et 78 durant l’hiver 2015 et, au printemps de l'année suivante, naissent les premiers produits engendrés par ces reproducteurs.

Ce sont ces produits, au profil génétique similaire à ceux élevés par la ganadería de Los Maños, tant appréciée par l’afición française, qui composeront la camada 2018 de la ganadería Turquay. Une aubaine pour les éleveurs et pour l’afición qui auront l’occasion de voir combattre des animaux issus des vaches et de sementales du prestigieux fer andalou.

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Pour la saison 2018, la ganadería prépare une splendide novillada sans picadors issue de cette rame et quelques sérieux utreros d’origine Pablo Mayoral.

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(Communiqué)

RHÔNE AFICION

Rappel…

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CFT

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