Dimanche 14 Juillet 2024
Béziers, Bautista, Bayonne, Dax, Madrid, Málaga, Linares, Cano, Bolsín, Adoureño, Maubourguet, Bellegarde, Aficionadas, Ayuda, Loren, Vallespir…
Mercredi, 16 Août 2017

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Final de la Feria en feu d’artifice, grâce à Juan Bautista et un sobrero de José Cruz pour enflammer le Plateau de Valras…

A peine remis d’une pilule amère la veille avec la corrida de Victorino, on attendait beaucoup de cette miurada de clôture qui à Béziers a une signification toute particulière quand on connait les liens existant entre ces arènes et leur empresa avec la famille Miura. Mais il fallut hélas vite déchanter, et si les toros de Zahariche ont triomphé souvent ici, ce n’est pas cette année qu’ils seront inscrits en lettres d’or dans le bilan…

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Oscillant entre 580 et 660 kilos, les Miura, conformes à leur morphologie, ont le plus souvent donné un piètre jeu à cause d’une faiblesse qui a gâché cette course. Et en définitive, ce ne sont pas six, mais neuf toros qui sont sortis des chiqueros…

Devant environ 3/4 d’arène et après une intervention au micro rappelant les grandes lignes de la philosophie d’Esprit du Sud 34, sont donc sortis six Miura, mais aussi un sobrero de José Luis Pereda pour remplacer le troisième qui finalement ne sortira qu’en cinquième position après que l’on ait « couru turno »… Plus tard, l’ultime sera à son tour renvoyé à l’expéditeur, façon de parler, et pour le remplacer, est sorti un Cayetano Múñoz qui à son tour, s’est mis à danser le twist ! Pour faire bonne mesure, on lâcha alors en piste un José Cruz guère plus solide, mais permettant à Juan Bautista, comme on va le voir, d’offrir les meilleurs séquences de la tarde…

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Rafaelillo (saluts, oreille et silence) a ouvert la séance avec un client de 643 kilos qui alla deux fois au cheval sans laisser un souvenir impérissable. Déjà, ce premier Miura donna des signes de faiblesse préoccupants qui allaient hélas être confirmés par la suite pour la plupart de ses frères. Comme à son habitude, Rafaelillo releva le défi et tira quelques muletazos valeureux, sans pouvoir lier, mais en étalant décision et aguante face au danger. Demie après pinchazo. Le troisième arborait un berceau impressionnant, mais pour boiterie, il ne fit qu’une brève apparition avant d’être invité à libérer la piste… Sortit alors un autre Miura qui n’était pas le plus solide de la paroisse, reçu par deux largas de rodillas puis sortant seul de deux rencontres avant un trasteo brindé à l’assemblée et exécuté à l’arrache en faisant concurrence au baryton qui envoyait Carmen à chaque paseo ! Faena de valiente conclue par entière au deuxième envoi. Rafaelillo prit donc ensuite le Pereda qui alla deux fois au cheval, histoire de permettre au piquero d’afficher sa maladresse avant de sortir sous la bronca. Brindis à Juan Bautista d’une faena volontaire agrémentée de quelques muletazos méritoires sous l’air de Manolete, une combativité qui a toutefois été ternie par une conclusion totalement gâchée aux aciers, notamment pour cinq coups de verdugo. Mais dans l’ensemble, et compte tenu des conditions de l’opposition, Rafaelillo a été digne et comme à son habitude, sérieux et volontaire.

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Juan Bautista (oreille, silence et oreille) avait bien débuté au capote face à son premier, mais le Miura ne tarda pas à donner des signes de faiblesse qui précipitèrent son retour aux vestiaires. Sorti alors un deuxième client de la même marque avec lequel il se signala à nouveau au capote et après deux piqûres légères puis un tercio de banderilles à oublier, l’Arlésien alla chercher une oreille au terme d’un labeur proprement exécuté, notamment à tribord, se montrant très en verve et faisant arrêter la musique avant d’en finir d’une entière et d’un descabello. Avec le suivant, la partie allait rapidement manquer d’intérêt, pour la raison que vous pouvez deviner, tellement on ne sait plus quels mots employer pour évoquer un mal récurrent. Bref, faute de jarrets en acier, et sous les protestations car le palco lui refusa le changement, Jean-Baptiste décida d’abréger le dialogue par demie tombée. Restait alors le sobrero de Cayetano Múñoz qui pour faire bonne mesure, se mit à son tour à boiter ! Là, ça devenait plus que préoccupant, mais une nouvelle fois, la corrida allait nous réserver une de ces surprises auxquelles on finit par ne plus s’attendre… En effet, sortit un José Cruz avec lequel Juan traça de bons capotazos avant une pique puis sentant probablement l’affaire lui échapper, il se fâcha et construisit une faena dynamique et décidée, allant jusqu’à reprocher à l’autorité de ne pas lui accorder la musique. Une fois l’orphéon accompagnant la faena, Jean-Baptiste allait se déchainer avec le total soutien de l’assistance, faisant un gros effort une fois débarrassé de ses zapatillas, et mettant le feu notamment sur un redondo de je ne sais combien de tours, puis sur un cartucho de pescao ouvrant la voie gauche, avant d’énergiques adornos précédant un  recibir, un tiers de lame et deux coups de verduguillo. Si la conclusion n’avait pas été à la hauteur de la faena, le public a néanmoins pétitionné fort pour remercier Juan de lui avoir sauvé la corrida. Décidément, en ce moment, après notamment son triomphe montois, Jean-Baptiste se sent pousser des ailes…

Avec Feria TV, voir le résumé de la miurada en cliquant ICI

En matinée, la novillada du Tastevin d’Argent s’est donnée par beau temps devant environ un quart d’arène. Le premier élément de satisfaction est venu de l’excellente présentation des pupilles de Robert Margé, avec pour la plupart beaucoup de présence, à la limite d’une corrida de toros.

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Au moral, il y eut comme souvent un peu de tout, mais globalement, grâce à leur jeu varié, les pupilles des Monteilles ont maintenu l’intérêt de cette matinée.

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Jesús Enrique Colombo (vuelta et silence), précédé d’une flatteuse réputation, a démarré par bons capotazos avant que son piquero ne se fasse conspuer pour avoir rectifié les deux fois. Il banderilla ensuite en se faisant applaudir, puis il brinda au conclave une faena allurée dans son entame qui comprit ensuite quelques mouvements bien conduits, sans grand engagement toutefois, ce qui peut-être a contribué à cantonner les applaudissements après les échanges. Final encimista pour un labeur à l’impact diminué par un bajonazo. Au quatrième, une estampe, Colombo s’est encore illustré au capote, tout comme son piquero s’est distingué à sa façon, pour les mêmes raisons, avec une bronca aussi sonore que celle entendue plus tôt par son compañero ! Après une nouvelle ovation avec les palos, Jesús brinda à Victor Mendes un trasteo très décidé, par séries courtes et enlevées, mais qui rapidement allait se révéler accroché. Certes, son opposant ne fut pas le meilleur, mais je m’attendais de la part du Vénézuélien à quelque chose de plus allègre, varié, original, bref comme ce que présentent souvent ceux venus de « là-bas »… 

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Adrien Salenc (saluts et oreille) prit d’abord un novillo très sérieux et après un brindis à Tomas Cerqueira, il débuta jusqu’au  centre de la meilleure des façons avant de proposer un trasteo quasiment réalisé sur la rive droite. Un labeur vaillant estompé toutefois par le mauvais maniement de la ferraille. Le cinquième, un superbe castaño oscuro, fut bien piqué en deux fois puis brindis à l’assemblée et bonne entame par gestuelle suave. La suite par échanges méritoires, mais manquant d’émotion, à cause d’un bicho affaibli qui se défendait en contraignant Adrien à faire le boulot quasiment tout seul. Un bel effort finalement récompensé par un trophée après entière.

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Carlos Olsina (saluts et oreille) faisait sa présentation en piquée, dans sa ville de surcroît. Après coup, on peut dire que l’opération a été réussie, et c’est d’ailleurs à lui que Victor Mendes allait remettre plus tard le Tastevin d’Argent ! Un début encourageant, donc, dans sa nouvelle catégorie, pour son application et ses bonnes manières. Charles reçut une ovation pour son entrée en lice. Il se fit ensuite désarmer dès son premier capotazo, mais se reprit bien malgré un poil de nervosité bien compréhensible. Après deux bonnes piques de Gabin, le Biterrois brinda à ses parents et son frère une faena débutée en donnant la distance, la suite s’avérant volontaire bien qu’un poil décousue et marginale. Quasi entière et descabello. Avec l’ultime, Charles exécuta plusieurs capotazos valeureux  puis se fit bousculer sans mal en plaçant le bicho au cheval. Deux rencontres légères puis brindis aux travées, le Biterrois se faisant menacer d’emblée avant de signer plusieurs mouvements gauchers méritoires dans un ensemble certes irrégulier, mais toutefois digne de la mention. Demie et première oreille, une distinction encourageante pour la suite…

Avec Feria TV, voir le résumé vidéo de la novillada en cliquant ICI

BAYONNE

Corrida goyesque du mardi 15 août…

Temps gris et sec, et quasiment 9/10eme d'une arène décorée entre autres de pétales de fleurs en son centre. Orchestre et chœur pour le meilleur (le paseo avec Carmen ou le Concerto d'Aranjuez) ou plus discutable (les Chevaux de feu ou cette Alegría accompagnant une lenteur des passes de la 2ème faena de López Simón)…

Toros de Domingo Hernández (4 spécimen) et Garcigrande (2), nobles à l’exception du délicat second.

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A propos de noblesse, parlons d’Enrique Ponce et sa tauromachie élégante et dominatrice à la fois. Chaque geste est d’une grande pureté. Il l’a encore démontré aujourd’hui, surtout à sa deuxième faena qui a conquis un public, y compris de débutants reconnaissant sa classe. Il n’a cependant pas atteint des sommets comme sa faena de la veille à San Sebastián – pas de poncinas finales par exemple -, mais on appréciait quand-même la noblesse du geste. Malheureusement, Ponce a quelques problèmes à l’épée, un pinchazo au premier et trois ( !) au deuxième. Saluts et malgré tout, vuelta reconnaissante à son œuvre à son second.

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Curro Díaz n’est pas au top depuis la tragique corrida de la mort de Fandiño et de sa grave blessure quelques jours après. On voyait dès la cape qu’il craignait ce toro qui ensuite ne présentait pas beaucoup d’options… hormis du danger. Trois pinchazos avant une affreuse épée de côté. Silence. A son 2ème, il s’arrima dans une faena presque exclusivement de la main droite, mais montra son sérieux dans des séries en dominant son adversaire. Une estocade basse d’effet immédiat fit tomber l’oreille.

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López Simón  a été le grand triomphateur de la tarde. Dans sa tauromachie néanmoins moins engagée qu’autrefois, il est parfois fuera de cacho. Mais ses deux adversaires lui permirent de sortir le grand jeu à droite et à gauche. On sent l’influence de son nouveau mentor Curro Vázquez dans la liaison de ses deux faenas.  Deux bonnes estocades firent à chaque fois tomber les deux oreilles, un peu généreuse la seconde pour sa deuxième faena. Sortie a hombros à l’issue de la corrida.

Ainsi se termine en fanfare ce grand week-end du 15 août entre San Sebastián, Dax et Bayonne… Un jour, il faudra essayer d’harmoniser ces dates concurrentielles entre les trois villes !

(Texte et photos : Jean-Michel Lamy – Corridapassion)

Avec Feria TV, voir le résumé vidéo de la corrida goyesque en cliquant ICI

DAX

Mardi 15 août...

Matin. Corrida de rejón de la Féria 2017. Six  toros de Los Espartales, bien présentés avec des comportements divers.

Andy Cartagena : saluts, deux oreilles et la queue.

Leonardo Hernández : saluts au tiers aux deux.

Léa Vicens : oreille et oreille.

Quasi lleno, ciel bas et menaçant.

Andy Cartagena est plus spectaculaire que sincère et torée mieux le public que les toros.

Leonardo Hernández a construit deux faenas très intéressantes, mais a mal tué.

Léa Vicens est à créditer d'une bonne prestation, appliquée et sincère, malgré des mises à mort en deux temps.

Après-midi. Dernière corrida de la Féria 2017.

Six toros d’El Ventorillo pas très beaux et pas très bons pour :

David Galván : saluts au tiers, silence.

Ginés Marín : oreille et oreille.

Joaquín Galdós : un avis et silence, sifflets.

4 piques et 8 picotazos, cavalerie Bonijol. Président : Franck Lanati.  Nuages.  Lleno, normal c'est l'Agur…

C'est le jour de l'Agur et la majorité du public n'a rien à faire de ce qui se passe en piste. Heureusement car il ne s'est rien passé de notable sur le ruedo de la Cité Thermale.

Les toros d'El Ventorillo, second voire troisième choix de l'organisation, en remplacement d'Ana Romero pressenti mais privés de cartes vertes, étaient faibles, décastés, dociles, sosos et surtout ennuyeux au-delà de ce que peut supporter un aficionado après de longues journées de fêtes. Galván et Galdós n'ont pas su profiter de la docilité de leurs opposants. On peut effacer du disque dur leurs prestations.

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Seul Marín a surnagé avec sa technique et son entrega. Il coupe deux fois une oreille, sort en triomphe et n'a pas intérêt à communiquer sur sa performance car la vision des images de la course la remettront à sa juste place.

Ainsi finit par de la musique une petite édition de la Féria dacquoise.

(RT – Corridasi- Photo : R. Costedoat)

MADRID

Un quart d’arène, toros d’El Tajo (6) y La Reina (Joselito).

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Román est sorti en triomphe après avoir coupé une oreille de chacun de ses opposants après avoir subi un sérieux accrochage à son premier, heureusement sans mal.

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Silence et saluts pour Iván Vicente.

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Silence aux deux pour Juan Leal dont le premier adversaire a dû être puntillé prématurément.

(Photos : Plaza1)

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Voir le résumé vidéo de cette corrida en cliquant ICI

BAUTISTA

A propos de Juan Bautista, il est sorti a hombros ce mercredi de la plaza d’El Burgo de Osma pour avoir coupé une puis deux oreilles des toros de Fernando Peña.

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Ses compagnons de cartel l’ont accompagné, El Fandi obtenant quatre oreilles et Joselito Adame les deux oreilles de son second après avoir salué à son premier. Suite à ce nouveau triomphe, Juan Bautista a été choisi pour remplacer Fortes, blessé à Málaga lors de son encerrona, ce jeudi dans cette même arène du Burgo de Osma, où il toréera aux côtés de Juan José Padilla et Paco Ureña, toros de Jaral de la Mira.

(Photo : Mundotoro)

MÁLAGA

Devant un gros tiers d’arène, l’encerrona de Fortes s’est soldée par des fortunes diverses, le Malagueño finissant à l’hôpital pour avoir reçu d’un Victorino (par ailleurs le meilleur toro de la course !) une cornada de 15 cm dans la cuisse gauche.  Après être passé à l’infirmerie et avant d’être dirigé vers l’hôpital pour y être opéré, Fortes est revenu en piste pour lidier ses deux derniers toros. Pundonor !!!

Fortes : vuelta, vuelta, applaudissements, oreille, saluts et oreille.

LINARES

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CANO

Pour remplacer Morante de la Puebla qui vient d’annoncer sa retirada, les organisateurs de San Sebastián de los Reyes ont choisi… Ortega Cano !

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A 64 ans et après 43 ans d’alternative, José Ortega Cano a tenu à reprendre les trastos dans la ville où il les prenait déjà  lorsqu’il était enfant…

Le samedi 26 août, il sera chef de lidia, évidemment, aux côtés d’Alejandro Talavante et Miguel Ángel Perera, toros de Núñez del Cuvillo…

BOLSÍN

Le mercredi 16 août à la ganadería La Paluna, à l’issue de la tienta de sélection pour le Bolsín de Nîmes Métropole avec des vaches d’Alain Tardieu, huit aspirants se sont qualifiés pour les demi-finales...

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Adham Belaïdi du CFT, Solalito du CFT, Antoine Saroul de l’école taurine Rhône Afición, Dylan Raimbaud de Rhône Afición, José Fernando Molinas Huertas, d’Albacete, Adrián Villalba, Albacete, José Antonio Serrano, de Málaga, et Miguel Uceda Vargas, de Gerena, sous le regard bienveillant de Tomás Campuzano.

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(Communiqué)

ADOUREÑO

A Cebreros (Ségovie), nouveau triomphe d’El Adoureño qui a coupé les deux oreilles de son second adversaire de Peñajara après silence à son premier…

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(Photo : Ángel Bravo)

MAUBOURGUET

Rappel…

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BELLEGARDE

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AFICIONADAS

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AYUDA

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LOREN  

La nouvelle direction des arènes de Málaga a choisi LOREN Pallatier pour la première corrida Picassienne-Crisol imaginée par le Maestro ENRIQUE PONCE. Le projet global s'est présenté à la presse au Musée Picasso le mercredi 3 Août.

Durant la conférence de presse, LOREN a présenté son projet artistique : 195 œuvres dont 81 encres de chine sur les barrières des arènes alternant avec des toréographies de couleurs vives. Le toreo dans une galerie à ciel ouvert !

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L'installation est à découvrir le jeudi 17 août de 9h à 13h dans le ruedo des arènes de la Malagueta. Ses burladeros, portes-doubles, panneaux divers et les 40 médaillons de la première file de barrera seront en vente à partir de 300€ (œuvres numérotées et référencées).

(Communiqué – Photo archives : Jiès)

VALLESPIR

D'ARLES à  ARLES : pérégrination en Vallespir  

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A vingt minutes de Céret, quelques aficionados arlésiens fréquentent pour la Féria «  Céret de Toros » un hôtel restaurant nommé «  Les Glycines ».

Excellente adresse que connaissait Charles Trenet, le Père du chanteur fut le maire d'Arles sur Tech.

Si les derniers spectacles taurins dans le périmètre se déroulèrent à Saint Laurent de Cerdan, la cité arlésienne vit lors de « sa petite fête d'Arles », un événement taurin important.

Le 20 octobre 1913, l'Arlésien Pierre Boudin, troisième de la Dynastie des Pouly, tua pour la première fois un becerro en public.

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La bête appartenait à Théodore Laugier (1) ; Pouly III arborera pour l'occasion un costume rouge et or, appartenant à son père, et retaillé à sa mesure. Il a quatorze ans. Il est accompagné au cartel par Louis Laurent (2) dont l'apodo est « Castoreño ». Il vient de réintégrer le quadrille de Pouly II (Brésilion Pouly), après une blessure. En 1924, mordu par un singe, il sera amputé de l'avant bras gauche.

En 2005, François Garrigues (simple homonymie avec Jean Pierre !) fait renaître une figure du carnaval en Vallespir : « El Bou Vermell » : le toro rouge.

C'est une structure métallique portée par un seul homme avec une tête en planches et de vraies cornes, et un drap rouge en guise de peau.

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Cette parodie de corrida était inspirée par des spectacles vus dans les arènes démontables dans le village... Cette tradition s'arrêtera après la deuxième guerre mondiale.

De nos jours, le Bou Vermell est « mis à mort » à la placette d'Avall, puis placette d'Amont, et place de l'église.

Le toréador est vêtu d'un costume offert par Madame D. A Vargas, que l'on ne présente plus !

Pierre Pouly arrêtera sa carrière de torero à Arles sur Rhône devant le toro « Pierrot » de l'élevage familial. Vêtu de vert et or, il était accompagné d'Armillito Chico et de Carnicerito de Méjico, c'était le 16 octobre 1932, il a trente-trois ans.

Sous la glycine de l'établissement éponyme, que de souvenirs taurins à évoquer...

Je brinde ce texte à Jeanne Moreau qui vient de quitter le grand tourbillon de la Vie.

Samedi 12 aout 2017 - Jacques Lanfranchi « El Kallista » 8 MAS

(1) Théodore Laugier surnommé Boulègue acheta les toros à Dijol, il vendra sa manade à Barbier, qui la céda à son tour à Pouly II. (2) Louis Laurent a vingt trois ans, natif de Marseille, il créa en 1906 le quadrille marseillais. Il était annoncé dans les spectacles hispano français comme novillero et sauteur. (3) Il existe également à Amélie les Bains et Prats de Mollo sous l'appellation «  El Bou Roig » : le toro roux.

Bibliographie :

– Toreros français d'hier et d'aujourd'hui UBTF 1979

– Pierre Pouly : un français dans l'arène Louis Gilbert Lacroix « Luis de la Cruz » 1962

- Deux siècles de Tauromachie à Marseille Paul Casanova UBTF 1972

Photos :

– Photos 1 et 2 : collection privée

– Photo 3 : Jean Louis Ricros 2017

(NDLR : la publication plus tardive que prévue correspond à une accumulation d'impondérable et de désagréments aussi bien techniques que personnels. On n'est pas des boeufs, on fait ce qu'on peut !!!)