Mardi 24 Septembre 2019
Béziers, Dax, Morante, Roquefort, Bautista, San Sebastián, Málaga, Puerto…

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Triomphe d’Andrés Roca Rey qui a coupé trois oreilles aux toros de García Jiménez...

Beau temps, 3/5 d’arène. Toros de García Jiménez, le premier d’Olga Jiménez, formant un lot diversement présenté, inégal de comportement, plusieurs exemplaires permettant le bon toreo, la palme allant au dernier, Escondido, qui eut les honneurs de la vuelta posthume.

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Enrique Ponce (saluts aux deux) a connu une drôle de tarde, exécutant une bonne première faena sans pour autant être récompensé. Certes, son adversaire n’était pas le plus solide, ni ses réactions les plus prévisibles, mais Enrique a le don de rectifier les toros qui nécessitent un bon réglage avant de devenir maniables. Peu à peu, il en tira le maximum sur plusieurs mouvements bien léchés, tout en Maestro ! Entière avec pétition jugée insuffisante par le palco. Le quatrième fit s’envoler quelques planches, puis Ponce le reçut énergiquement au capote avant deux rencontras puis un brindis à l’assemblée et début près des planches. Bien soutenu par le public, Ponce exécuta alors quelques séries importantes, notamment par redondos. Une leçon magistrale qui aurait pu connaitre un meilleur sort si le descabello n’était pas venu alors trahir le maestro de Chiva après une entière. Mais en tout état de cause, Enrique a encore une fois exposé de solides arguments, tant sur le plan technique qu’artistique. Incombustible !

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Alejandro Talavante (oreille et silence) se distingua au capote avant deux piques sans relief, puis un bon quite de Roca Rey. Il brinda ensuite à l’assistance puis donna la distance et profitant de la noblesse de son opposant, il signa des redondos templés puis des muletazos desquels ressortit une série gauchère relevée dans un terrain réduit. Entière al encuentro. Le cinquième fit à son tour voler quelques planches et poussa par devant sur ses deux assauts au cheval. Par la suite, Talavante eut du mal à trouver la bonne carburation, se montrant décevant car apparemment peu concerné. Bref, un divorce par consentement mutuel scellé par un  échec avec la ferraille.

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Andrés Roca Rey (oreille et deux oreilles) n’a pas perdu son temps sur le Plateau de Valras, affichant détermination et aisance technique lors de ses deux trasteos. A son premier, qui n’était pas le plus évident, le Péruvien brinda au conclave un labeur décidé comprenant quelques bons échanges des deux côtés avant une séance de surplace et des luquecinas ajustées pour faire bonne mesure. Recibir.

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L’ultime, un superbe castaño oscuro chorreado, prit deux piques d'inégal impact, puis Roca Rey brinda à l’assemblée une faena débutée par statuaires et poursuivie par d’excellents enchainements qui portèrent sur des travées... qu’on aurait pu imaginer encore plus garnies ! Final par manoletinas avant de plonger un nouveau recibir qui libéra les deux trophées de la grande porte. Décidément, Andrés Roca Rey ne perd pas une occasion d’affirmer sa position et pour justifier son ascension rapide qui à l’évidence n’est pas le fruit du hasard...

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Avec Feria TV, voir le résumé de la corrida de Cuvillo avec Léa Vicens et le triomphe de Sébastien Castella en cliquant ICI

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En matinée, très intéressante non piquée avec des erales Robert Margé qui ont donné du jeu à divers degrés, le second étant crédité de la vuelta posthume.

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Face à eux, les aspirants n’ont pas démérité, loin de là, puisque tous ont été récompensés, la palme allant à Alejandro Adame (Tolède) et Villalta (Madrid) qui ont coupé deux oreilles, contre une pour El Luri (Navarra) et Alfonso Ortiz (Saragosse).

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Alejandro Adame n’est autre que le petit frère de  Joselito Adame et bien que Mexicain, il est inscrit à l’école taurine de Tolède. Sa prestation aboutie lui a valu de remporter le trophée des CTPR de Florensac et Monteblanco, remis en piste à l’issue de la novillada par Dominique Perron, président de l’UCTPR, et de son délégué Arnaud Frade.  

DAX

Dimanche matin. Six toros de Montalvo, bien présentés et manquant de race pour :

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Curro Díaz : silence, silence.

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Juan Bautista : saluts au tiers, une oreille.

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Sébastien Castella : silence, silence.

Salut de César Fernández au second. Président : Jean Charles Bouet. Douze piques et picotazos, cavalerie Bonijol. Quasi lleno. Il faisait beau et chaud.

Course encore plombée par un bétail sans beaucoup de race et qui n'a existé que par la volonté des toreros. Heureusement qu'il existe une forte rivalité entre Juan Bautista et Sébastien Castella pour animer la corrida et tenir éveillés les spectateurs.

Curro Díaz n'est pas remis de sa dernière blessure. On n’a jamais retrouvé dans ses deux faenas les petits détails qui font qu'on lui pardonne de toréer profilé. Il s'est fait proprement déborder par le quatrième, pourtant soso, et a mal tué ses deux adversaires.

Juan Bautista est sur un nuage depuis quelques temps. Il est porté par le public avec lequel il connecte maintenant. Il a inventé deux toros qui n'avaient pas grand-chose à donner. Ses deux faenas sont intéressantes avec des enchaînements de passes classiques et d'adorños très inspirés. Dommage qu'il s'obstine à tuer à recibir des toros qui n'avancent plus en fin de faena.

Il a gagné ses duels avec Castella lors de quites au capote.

Castella a réalisé un bonne faena à son premier. Étonnamment, il a toréé de trois quarts, en mettant la jambe. Dommage qu'il tue mal. Il n'y avait pas grand-chose à tirer du dernier.

Après-midi. Six toros d’Adolfo Martin, très bien présentés, décastés, sans race, éteints dès la troisième série pour :

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Manuel Escribano : silence, silence.

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Paco Ureña : un avis et sifflets, silence.

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David Martin Escudero : silence, silence.

Toutes les arrastres ont été sifflées. Douze piques et picotazos, cavalerie Bonijol. Président : Yves Charpiat. 9/10èmes d’arène. Heureusement, il faisait beau !

Quand il ne s'est rien passé, il n'y a rien dire, donc pas la peine d'en dire plus.

Les toros, ou plutôt les moruchos, d'Adolfo Martín ont atteint le degré zéro de la tauromachie. Sans charge, ils n'étaient pas capables de supporter plus de trois séries de trois passes avant de s'éteindre complètement. Les toreros ont fait leur possible, mais à l'impossible nul n'est tenu. Les spectateurs dacquois s'enfoncent dans une dépression qu'ils peuvent soigner en faisant la fête. Le problème, c'est que l'an prochain, il décide d'aller à la plage plutôt que de venir aux arènes...

(RT-Corridasi - Photos : Ferdinand De Marchi)

ROQUEFORT

Demi-arène. Six novillos de Saltillo inégaux de présentation et de jeu.

Manuel Ponce : vuelta et silence.

Miguel Ángel Pacheco : oreille et silence.

David García Navarrete : oreille et oreille.

SAN SEBASTIÁN

Devant un quart d’arène et face à des toros d’El Parralejo donnant du jeu, lecinquième primé de la vuelta, Luis David Adame a triomphé, coupant une oreille de chacun de ses adversaires.

Son ainé, Joselito Adame, a coupé une oreille avec pétition de la seconde, puis a fait une vuelta et pour Alberto López Simón, saluts puis oreille. 

MÁLAGA

Devant un tiers d’arène et face à des toros du Pilar, la seule oreille est allée à Juan José Padilla à son deuxième après avoir salué à son premier.

Saluts puis silence pour Antonio Ferrera et saluts aux deux pour le Fandi.

Voir le résumé vidéo en cliquant ICI

PUERTO

Trois quarts d’arène. Toros de Núñez del Cuvillo (1, 3 et 5), les trois autres de Santiago Domecq. Cette corrida a été marquée par le triomphe du Juli qui a coupé deux oreilles, puis une avec pétition de l’autre et enfin deux oreilles et le rabo.

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(Photo : Mundotoro)

Pour Morante de la Puebla, les choses prirent une tout autre tournure puisqu’après deux silences, il entendit une forte bronca. Plus tard dans la soirée, Morante a déclaré qu’il jetait l’éponge pour une période indéfinie, « lassé par l’attitude des présidents et vétérinaires, le toro actuel allant à l’encontre du toreo artistique »...

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Bref, Morante n’en peut plus et au Puerto, ce fut peut-être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.  Aujourd’hui, tous les « morantistas » sont tristes. Je le suis aussi. Dans les toros, quelque chose ne sera plus tout à fait pareil...

 

Paul Hermé

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