Mardi 22 Octobre 2019
Arles, UCTPR, Aignan, Madrid, Séville...
Dimanche, 27 Mars 2016

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Sortie a hombros d’El Juli et Andrés Roca Rey...

La journée dominicale a quelque peu soufflé le chaud et le froid à Arles à cause essentiellement d’une météo capricieuse avec une pluie qui a contraint d’abord l’organisation à reporter la novillada matinale au dimanche 11 septembre (Feria du Riz). Formulaire de remboursement : cliquez ICI

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La piste bâchée et un ciel qui s’est progressivement dégagé ont ensuite permis à la corrida de se tenir dans de bonnes conditions, la piste ayant été bien préservée puis préparée par les areneros. Enhorabuena ! Le hic, c’est que beaucoup d’aficionados ont hésité à faire le trajet et à l’heure du paseo, l’amphithéâtre n’était rempli environ qu’aux deux tiers.

Six toros de Daniel Ruiz nobles, s’avérant inégaux en présence et surtout en forces, limitées pour la plupart.

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El Juli (saluts, applaudissements et deux oreilles) ouvrit les débats avec le toro le mieux présenté, un castaño oscuro un peu trompeur, car si sa prestance était remarquable, son manque de forces ne l’était pas moins ! Deux rencontres, la seconde pour la forme, puis brindis à l’auditoire qui comptait se régaler, mais qui dut rapidement déchanter car après une excellente entame par le haut, la suite manqua de transmission. Julián fit un effort, mais en vain, d’autant plus qu’après une séance de tourne-retourne qui emporta globalement l’adhésion des travées, les aciers vinrent ensuite faire retomber le soufflé par trois coups de verduguillo après quasi entière. Au troisième, bon enchainement véroniques, chicuelinas et rebolera et après deux piqûres homéopathiques, Julián se lança dans une alternance de séquences certes techniquement en place, mais laissant une impression mitigée car il manquait ce qui fait vibrer les étagères : l’émotion. Deux estocades maison. Avec le quinto, El Juli mit le paquet pour réussir le desquite et faire respecter la hiérarchie, un moment menacée. Après deux piques qui n’entreront pas dans l’histoire, brindis au conclave et premiers échanges empreints d’entrega et de ganas, Julián emballant la machine jusqu’à un final encimista conclu par entière qui libéra les deux pavillons de la sortie a hombros...

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Andrés Roca Rey (oreille, oreille et saluts) afficha son envie et de bonnes manières, notamment sur pas mal de mouvements de capote variés et originaux. A son premier, piqué en deux fois, il brinda au public une faena démarrée par le haut, en tenant compte des conditions de son opposant, qui n’étaient pas exemplaires, principalement par manque d’allant. La fin sera plus encimista, avec mouvements inversés puis séquence arrodillada. Entière au second envoi. Avec le quatrième, qu’il reçut par larga avant capoteo varié, Andrés réalisa un labeur méritoire qui aurait fait grimper encore plus la température si le bicho avait eu davantage de répondant et de forces. D’où au final une impression d’inachevé après quelques mouvements divers sur les travées, puis lorsque le président fit tomber un mouchoir pour le moins controversé. Avec l’ultime, deux rencontres qui ne passeront pas à la postérité, applaudissements pour Rafael Viotti aux banderilles puis trasteo à l’énergie, distances vite raccourcies, échanges parfois âpres, le Péruvien frôlant l’accrochage, puis conclusion rapide par entière.

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Sortie a hombros des deux maestros qui sans rien enlever à leurs mérites, aurait été certainement encore plus vibrante si les toros de Daniel Ruiz avaient dans l’ensemble davantage contribué à donner plus de relief, de piquant et d'émotion aux débats...

Voir la vidéo en cliquant ICI

UCTPR

Suite au report de la novillada dominicale, la remise des prix UCTPR Sud-Est NSP et Coup de Coeur 2016 décernés d'une part à Luc et Marc Jalabert, et de l'autre aux frères Gallon, a été remise à ce lundi à l'Espace Luppé après la corrida de rejón...

AIGNAN

Dimanche 27 mars. Cinq toros du Marquis d’Albaserrada, faibles ou décastés les quatre premiers, exceptionnel celui sorti en sixième position et un toro du Camino de Santiago (second) pour

Sánchez Vara : silence, silence.

Alberto Lamelas : une oreille avec un avis, vuelta après deux avis.

César Valencia : une oreille, une oreille.

Salut du peón Manuel Linejo au dernier. Vuelta au sixième toro - Cavalerie Heyral.

9/10ème d’arènes. Grand soleil et beau ciel bleu (pour une fois qu’il pleut dans le Sud-Est et pas dans le Sud-Ouest !)

Dépité par la faiblesse et la mansedumbre de ses quatre premiers toros, Fabrice Torrito, le mayoral d’Albaserrada, a retrouvé le sourire à l’issue de la pelea de l’excellent sixième. Ce toro brave en trois rencontres et très encasté a été mis en valeur par un César Valencia toujours aussi vaillant et appliqué.

Sánchez Vara est passé sans peine ni gloire face à un premier Abaserrada manquant de moteur et un second manquant de fond, mais qui avec un minimum d’engagement aurait pu permettre une faena intéressante.

Alberto Lamelas a affronté un Camino de Santiago remplaçant un titulaire tué au débarquement et un Albaserrada, les deux faibles et tardos. Il nous a prouvé à chaque fois son courage, sa sincérité et ses capacités à imposer sa volonté à ses opposants. Il a par contre allongé ses faenas au-delà du nécessaire et a failli prendre trois avis à son second. Il a conforté son cartel dans le Sud-Ouest et sa relation « fusionnelle » avec le public gersois.

Un autre torero révélé à Vic a triomphé ce jour. Avec volonté et courage, César Valencia a réalisé une faena intéressante à son premier opposant sans toutefois le dominer totalement. Il a su mettre en évidence, en le citant de loin, les qualités de l’excellent sixième. Il nous a aussi montré que son bagage technique n’est pas encore à la hauteur de son engagement. Et les volteretas qu’il a subies face à chacun de ses toros nous ont fait craindre le pire. Il a coupé une oreille justement méritée face à chacun de ses opposants.

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On reverra avec plaisir Lamelas à Aire et Vic. Messieurs les organisateurs, n’oubliez pas César Valencia. Fabrice Torrito est reparti en Andalousie pour creuser la piste du « sixième toro d’Aignan ».

En matinée, novillada non piquée des fêtes d’Aignan. Deux erales du Camino de Santiago (1 et 2) et deux de L’Astarac (3 et 4), faibles et nobles les Camino, plus sérieux les deux Astarac avec un troisième supérieur et très encasté pour

Adrien Salenc : une oreille, un avis et une oreille, et Baptiste Cissé : une oreille, une oreille. Soleil et demi-arène, public indulgent et  connaisseur. Arrastre du troisième très applaudie.

Les deux novilleros se partagent les prix offerts par les organisateurs du Sud-Ouest et le club taurin d’Aignan avant de sortir en triomphe. Le ganadero est invité à saluer.

Chaque novillero a eu un novillo noble et faible (Camino) et un autre plus sérieux et encasté (Astarac)

Adrien Salenc a tiré une faena agréable et surtout droitière d’un Camino sans difficulté majeure. Il a dû s’arrimer pour s’imposer face à un excellent eral très encasté de l’Astarac. Torero et bicho sont allés à más. Face à ce toro, l’Arlésien s’engage mais pinche avant de mettre une superbe entière. Il coupe une oreille après chaque faena.

Baptiste Cissé, très élégant et appliqué, va rester en dessous des possibilités offertes par ses deux opposants. Le premier (Camino) nécessitait plus de temple et le second (Astarac) plus de poder.

Il coupera néanmoins une oreille face à chaque adversaire.

(Thierry Reboul – Photo : Olivier Viaud – Corridasi)

MADRID

Environ demi-arène pour un mano a mano à Las Ventas entre Morenito de Aranda (saluts, silence et silence) et  Iván Fandiño (silence, silence et saluts)  qui s’est avéré sérieux mais altéré par la condition de la plupart des toros de Martín Lorca, le second d’Escribano Martín et le sixième remplacé par un sobrero de José Luis Pereda.

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A noter qu’Iván Fandiño a frôlé la correctionnelle à deux reprises  lors de spectaculaires volteretas dont il est sorti miraculeusement indemne.

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Voir la vidéo de cette corrida en cliquant ICI

(Photos : Las Ventas)

SÉVILLE

Tarde de no hay billetes et lot inégal de Domingo Hernández, avec un sobrero de Garcigrande en 3 bis.

Silence et avis divers pour Morante de la Puebla qui a entendu les trois avis à son second.

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Silence aux deux pour Manzanares et oreille puis saluts pour Alejandro Talavante, le plus en vue de cette tarde...

A noter qu’au moment de poser une paire de banderilles au troisième toro, le banderillero Antonio Jiménez « Lili » a été victime d’une cornada de 15 cm dans la cuisse gauche qui a touché la saphène. Pronostic grave.

(Photo : Maurice Behro)

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Paul Hermé

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