Samedi 14 Décembre 2019
Le cœur et la raison
Mardi, 02 Septembre 2014

Fallait-il indulter Pirata ?

De tous temps, ces questions d’indultos ont fait l’objet de polémiques, le plus souvent pour savoir si c’était mérité ou pas. Dans le cas de « Pirata », l’eral de La Paluna indulté le dimanche 24 août à Saint-Gilles par Andy Younes, le problème est autre. Avec de la caste à revendre, restait à savoir si cette grâce présidentielle n’était pas réservée qu’aux toros ayant subi l’épreuve des piques.

Certes, ça parait une évidence, mais la question m’ayant été posée plusieurs fois, j’ai répondu qu’à ma connaissance, ce n’était pas le premier becerro qui avait la vie sauve et que lors de son combat, « Pirata » avait été en tous points exemplaire, manifestant sans relâche une caste et une race qui a fait l’unanimité. A partir de là, personnellement, il n’y a rien qui me gêne, d’autant plus qu’il faut savoir ce que l’on veut. Outre la symbolique du geste, il faut aussi penser qu’il y a des petits éleveurs, et ce n’est pas péjoratif, qui ont des camadas courtes et qui se battent pour sortir des produits de qualité. A cet égard, tout ce qui peut contribuer à les aider me parait aller vers le simple bon sens lorsque c’est mérité.

S’il s’agissait d’un becerro sortant d’une prestigieuse ganadería possédant quinze sementales et deux cents vaches de ventre, j’aurais certainement pensé qu’on aurait pu faire l’économie d’un indulto sans que ça ne porte préjudice au ganadero. Mais dans ce le cas de Saint-Gilles, le contexte était différent, aussi, je n’ai pas été le dernier à me réjouir que « Pirata » ait la vie sauve.

Il est des circonstances où quand le cœur doit l’emporter sur la raison, ou sur une certaine rigidité règlementaire, non ?

 

Paul Hermé

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