Jeudi 25 Avril 2019
Bayonne, Parentis...

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Sortie a hombros de Paco Ureña et Juan Leal…

Un gros tiers d’arène, ciel couvert, léger vent. Six toros de Martínez Pedrés bien présentés bien qu’inégaux de tamaño, le dernier pesant 688 kilos, sérieux, donnant un jeu inégal, mais toujours intéressant qui a mis les trois diestros à l’épreuve. Le mayoral a salué à la fin de la course.

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Paco Ureña (oreille et oreille) a pris un premier adversaire préservé au cheval, poussant toutefois sur le premier assaut, puis bon tercio de banderilles et brindis au public. Faena agréablement construite, surtout à droite, au son de Nerva, final par manoletinas et entière. Le quatrième, qui pesait 613 kilos et n’était pas loin de ses six ans, a été accueilli par bons capotazos puis s’avéra long à placer avant de pousser sur la première rencontre puis d’y retourner pour une seconde plus brève avec ovation au piquero. Début de faena par le haut, la suite par derechazos ajustés et pecho supérieur. Paco enchaina d’autres séries de droitières sur le bon rythme et après un sérieux avertissement à gauche, puis reprit son labeur sur la meilleure corne, qui alla toutefois a menos, se faisant finalement accrocher en portant l’estocade et passant à l’infirmerie pour se faire soigner son poignet.

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Jiménez Fortes (saluts aux deux) se distingua sur les capotazos de réception à son premier, applaudi pour sa pinta. Deux piques, la seconde pour la forme, puis brindis au conclave avec entame au centre par le haut. Ensuite, le Malagueño exécuta des échanges académiques parfois bien léchés, mais qui eurent du mal à transmettre, d’autant plus que le bicho allait a menos. Final par bernardinas, entière et lente agonie qui finit par diviser les avis. Encore bien reçu au capote, le quinto sortit seul au cheval et après un bon second tercio puis un brindis à l’assemblée, Jiménez se fit spectaculairement accrocher, étalant ensuite volonté, aguante et vaillance, bien que terminant sur le reculoir face à un sérieux client dont la principale qualité n’était pas la franchise. Entière au second envoi.

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Juan Leal (silence et deux oreilles) débuta avec un adversaire qui prit deux piques, la seconde légère, et après avoir brindé au public, il exécuta plusieurs séries de derechazos avant de se retrouver assez rapidement dans les cornes pour tenter de créer une émotion absente jusque-là, à cause d’une opposition bien terne. Echec aux aciers, Juan se retirant avec une blessure au mollet. Avec l’éléphant sorti en dernière position, Juan réussit le desquite. Deux piques, la première sortie fermée et la seconde sans éclat, puis saluts de Rafael Viotti au second tercio, brindis à l’auditoire, cambio au centre avec désarmé avant un autre que le toro refusa. Juan se lança alors dans plusieurs séries de derechazos avec énergie, bonnes réponses du toro qui par la suite s’avisa et le mit en danger. Juan étala alors ses ganas et son courage, frôlant la correctionnelle puis enchainant par naturelles une par une. Voulant poursuivre par circulaire inversée, l’Arlésien se fit violemment cueillir avant d’en tenter une autre finalement réussie. En plaçant l’estocade, il se fit encore attraper, le palco tombant deux mouchoirs, le second diversement apprécié. Quoiqu’il en soit, il y a trois choses que l’on ne pourra pas reprocher à Juan, et non des moindres, son envie, sa vaillance et son recours. A Lachepaillet, il n’a manqué ni des unes, ni de l’autre…

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A signaler que les trois diestros se présentaient aujourd’hui de matador dans les arènes bayonnaises…

Le matin, les deux principales satisfactions sont venues du bétail, et si les frères Bats ont salué à la fin de la course, c’est pour avoir fourni des erales d’Alma Serena, tous applaudis à l’arrastre, qui dans l’ensemble, à des degrés divers, ont donné un jeu satisfaisant.

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L’autre satisfaction est venue d’Andy Younes, et sans sa maladresse avec l’estoc, il serait sorti à coup sûr a hombros, devant finalement se contenter d’une oreille, mais de poids. L’Arlésien a été « cumbre » dès la réception de son eral par trois largas arrodilladas puis un bon enchainement par véroniques, chicuelinas et rebolera.

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Après un bon tercio de banderilles, il brinda à l’assistance une faena débutée par d’énergiques derechazos, poursuivie par naturelles templées avec voltereta à la clé, mais il se reprit bien et enchanta l’assistance par son assurance et sa torería variée et allurée. Fort logiquement, Andy rafla tous les prix mis en compétition. A suivre de près !

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Pour le reste, vuelta pour Jaime Rodríguez, venu remplacer Daniel García Navarrete, et silence pour Fernando Plaza et Antonio Grande.

 

PARENTIS

 

Parentis en Born. Samedi. Arènes Roland Portalier. 1ère corrida de la féria de la Sen Bertomiu. Plus de 3/4 d'entrée. Orage au sixième novillo. Six novillos de Guardiola Fantoni, ovation aux troisième, quatrième, cinquième et sixième.

 

Diego Fernandez en vert et or: silence et trois avis et silence. Curro de la Casa en framboise et or: silence et palmas après deux avis. César Valencia en bleu et noir: silence et deux oreilles.

 

Salut du mayoral. Sortie en triomphe de César Valencia.

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L'ensemble du cheptel de Guardiola Fantoni sera détruit dans quelques mois et c'était la dernière course de cette devise prestigieuse. Nous sommes partagés ce soir entre la tristesse de voir disparaître un fer auquel tant de grands souvenirs sont attachés et heureux du spectacle extraordinaire qu'ils ont donné pour leur dernière sortie. Les troisièmes et cinquièmes auraient pu faire la vuelta; le sixième aurait dû la faire car c'était le plus complet. Nous étions hier dans la quintessence du concept de la corrida torista que défend avec bonheur l'ADA Parentis: Bravo!

 

Tous les novillos, sauf le premier juste de force, sont partis de loin au cheval en s'engageant sans se dégonfler et les picadors ont tous fait le job avec un sérieux et une aficion qu'ils n'ont pas toujours. Il faut croire que Sen Bertomiu planait sur le ruedo... dans la brega aussi on fit le maximum en fonction des moyens de chacun. Ce ne fut pas seulement une corrida de piques car plusieurs des Guardiola se laissèrent faire par la suite, les quatrièmes et sixièmes notamment.

 

La présentation impressionnante a certainement inhibé les coletudos dans la première mi-temps. Ils se reprirent par la suite. Diego Fernandez sut garder son second adversaire au centre et il lui administra plusieurs séries de la gauche estimables. Mais il est calamiteux à l'épée; vraiment catastrophique et il entendit les clarines sonnant les trois avis infamants.

 

Curro de la Casa enchanta le public à son second passage, attendant le colossal Guardiola au centre, impavide. Puis construisant un bon trasteo en citant de loin. Il fut pris de manière très impressionnante en fin de faena, revint pour une série de manoletinas superflues où il se fit reprendre à nouveau et, sonné, il connut beaucoup de problèmes aux aciers, gâchant un succès qui lui était promis.

 

Le vénézuélien César Valencia accueillit son dernier par deux largas de rodillas, puis le banderilla avec sincérité. Lui aussi se mit au centre et il prit une rouste le toro lancé à plein galop semblait l'avoir achevé. Il en fut quitte pour une taleguilla déchirée et deux légers puntazos: nouveau miracle ! Il revint et embarqua l'animal dans des séries engagées et courageuses sous l'orage. Une entière tombée d'effet rapide conclut cette faena vibrante et il coupa deux oreilles.

 

Une grande après-midi d'émotion...

 

(Pierre Vidal - photo R. Costedoat)

 

 

Paul Hermé

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