Samedi 14 Décembre 2019
Marché libre
Mardi, 01 Juillet 2014

Tarascon a mis le doigt sur un des problèmes de l’aficion française…

Proportionnellement peu importante si l’on comptabilise l’ensemble de la profession écrasée par les Espagnols, il n’en reste pas moins vrai que certains de nos jeunes compatriotes ont choisi la voie de la tauromachie, passant le plus souvent par des chemins tortueux, avec un problème récurrent : la difficulté à se faire engager.

Ce fut le cas ce week-end avec Mojales Balti et Sofianito, mécontents de ne pas être appelés pour remplacer des novilleros espagnols initialement prévus. Comme j’ai eu l’occasion de le leur expliquer, le problème qu’ils rencontrent, c’est la totale liberté du marché, à savoir que rien n’empêche une empresa d’engager qui bon lui semble. Et si ça doit poser problème, ce n’est que collectivement que les choses peuvent évoluer car les démarches individuelles sont le plus souvent vouées à l’échec.

Il y a des instances qu’il faut saisir, à commencer par les organisations professionnelles, mais aussi l’UVTF, car sans une résolution globale, acceptée et décidée par tous, pour arriver à une sorte de « convenio », les initiatives personnelles ne mèneront pas bien loin. Mais pour faire changer les choses, on tombe alors sur le délicat problème de la liberté du travail au sein de l’UE… et de la liberté d’embauche.

Les Sud-américains, pour la plupart de leurs pays taurins, ont su à l’évidence davantage se protéger, peut-être moins englués par un fatras de directives qu’il est très ardu de faire modifier. Pourtant, sans tomber dans un protectionnisme outrancier, serait-ce trop demander qu’au moins dans les arènes de troisième catégorie, un novillero français soit intégré au cartel ? Ce serait déjà une avancée, non ?

 

Paul Hermé

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