Mardi 21 Mai 2019
Arles, Aignan, Séville, Madrid, Aire, Orthez…
Lundi, 01 Avril 2013

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Corrida très sérieuse de Cebada Gago, oreille pour Bolívar et David Mora qui remporta le trophée…

Temps agréable qui vira au froid vif vers la fin, environ demi-arène. Six toros de Cebada Gago bien présentés, aux robes variées, âgés la plupart, bien dans le type, inégaux de jeu, la palme allant au troisième qui fut honoré de la vuelta posthume.

Luis Bolívar : oreille et silence.

David Mora : saluts et oreille.

Marco Leal : saluts et applaudissements.

Tarde très entretenue qui généra de beaux moments d’émotion, parsemée d’écueils franchis avec plus ou moins de maîtrise, mais à l’intérêt toujours soutenu. D’emblée, Bolívar afficha sa détermination au capote avant que le Cebada n’envoie valdinguer la pièce montée. La faena comprit d’excellents passages, surtout sur la fin, le Colombien parvenant à enchaîner et concluant d’un espadazo sin puntilla, le tout lui valant un trophée en toute logique. Le quatrième afficha une tendance certaine pour la défensive. Deux piques sans grand style puis brindis à l’auditoire pour un combat âpre marqué par l’entrega d’un Bolívar qui pincha une fois avant entière.

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David Mora prit en premier lieu un vicelard qui provoqua un batacazo et qui ne se livra jamais à fond. Le Toledano frôla la correctionnelle en tombant devant lui, une voltereta se soldant par un varetazo derrière la cuisse mais qui aurait pu avoir des conséquences plus graves. La suite fut bien délicate, le cebaíta s’intéressant davantage à ses mollets qu’à l’invite de la flanelle. Pinchazo et entière. Avec le quinto, la faena brindée à l’assistance fut de meilleure tenue, Mora prenant soin de donner la distance et d’aligner de valeureuses séries sur les deux rives. Un trasteo qui transmit au public et qui se solda par une oreille méritée après entière d’effet immédiat.

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Marco Leal débuta avec Lagarto, un toro encasté qui prit quatre piques avec allongement progressive des distances, la dernière donnée avec la musique dans le grand axe de l’ovale. Un grand moment avec ovation à Gabin, seulement terni par une tentative de saut dans le callejón. La suite fut délicate pour l’Arlésien qui venait d’être acclamé aux banderilles et qui étala au cours d’une faena brindée au respectable sa volonté de trouver des solutions, sans pouvoir toujours les appliquer, mais en tirant quelques muletazos  valeureux. Entière après pinchazo. L’ultime avait aussi ses exigences. Bien piqué par Jacques Monnier, il permit à Marco de se faire encore ovationner avec les palitroques, les choses devenant plus aléatoires par la suite, le diestro local affichant encore ses ganas lors d’un trasteo délicat, restant sous la menace et ne pouvant pas, malgré ses ganas et quelques séquences méritoires, maîtriser totalement les opérations face à un adversaire qui demandait les papiers et qui fut occis à la peine.

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Le trophée Louis Pagès a été remis en piste à David Mora, déclaré meilleur torero de la course.

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AIGNAN

4/5ème d'arène. Six toros de Hubert Yonnet

Rafaelillo en rouge et noir: silence et sifflets.

Manuel Escribano en vert et or: une oreille et palmas après avis.

Alberto Aguliar en mauve et or: saluts après avis et ovation après avis.

Une course prenante d'un bout à l'autre, deux toreros, Escribano et Aguilar, morts de faim qui surent se dépasser dans cette guerre de tranchée, effrayante par moment. Ils auront marqué des points, même si leur courage méritait plus de considération.

Les Yonnet ont fait beaucoup d'effet dès leur sortie dans ce petit ruedo où ne pénètre qu'un seul picador: tous étaient très armés, hauts et longs comme des trains. Ils furent d'ailleurs applaudis à la sortie du toril. Par la suite, ils prirent quinze piques au total, partant parfois de loin mais sans se livrer totalement sous le fer. Il y eut cependant deux chutes de la cavalerie Heyral (excellente). A la muleta, ils eurent le comportement attendu: il fallait se la jouer totalement pour en tirer le suc. Ils se réservaient, ajustaient leurs coups et ne pardonnaient rien. Des toros de quinze passes pas plus. Les plus commodes - si on peut dire! - de ces cinqueños furent les seconds et troisièmes.

Rafaelillo est-il usé par ces nombreux combats douteux auquel il est abonné ? Il ne fit pas l'effort indispensable face à ce type d'adversaires. Il tomba sur un lot particulièrement âpre. Peu à son aise face à son premier, il perdit complètement les papiers à son second passage et fut copieusement sifflé. Le guerrier s'est-il émoussé? Le contexte ne lui était pas favorable. Nous aurons l'occasion de le revoir à Vic.

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Manuel Escribano nous a enchantés de bout en bout. Il faut valoriser son entrega, son courage. Il dessina de belles véroniques en gagnant le centre à ses deux passages. Il banderilla ses deux adversaires de manière variée, s'exposant, notamment lors d'une paire d'anthologie "al quiebro" dans les planches. Ses deux faenas, certes un peu décousues, furent un modèle de courage et d'aguante. Il nous a plu particulièrement à son second passage où, totalement centré, il arracha passe après passe sans reculer d'un centimètre. Il coupa une première oreille en tuant d'un estoconazo sin puntilla, vraiment énorme. Au second, l'estocade un peu tombée et le Yonnet tardant à rouler l'empêchèrent de sortir en triomphe comme il l'aurait mérité.

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Bonnes dispositions aussi d'Alberto Aguilar qui eut, face à son premier Yonnet, de bonnes séquences, conduisant le toro jusqu'au bout de sa charge. C'est un jeune courageux lui aussi, mûr et surtout très ferme dans sa manière de conduire l'animal. Il plaça une bonne épée méritoire compte tenu de sa taille, mais ses difficultés au descabello lui ôtèrent un trophée. Il sortit "por todas" au dernier un impressionnant castaño qui s'éteignit rapidement, la faena tournant court.

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Les amateurs de sensations fortes étaient nombreux à attendre cette corrida d'Hubert Yonnet. Ils n'ont pas été déçus. On parle souvent de Miuras français, les toros de la Bélugue ont totalement justifié cette réputation à la fois par leur présentation et par leur comportement.

Pierre Vidal

Le matin, cinq erales du Lartet. Demi-arène.

Daniel Soto : oreille et oreille.

Louis Husson: saluts et oreille.

El Adoureño: saluts.

SÉVILLE

Triomphe du Juli qui a coupé une oreille de son premier Garcigrande puis les deux d’un toro de Dominogo Hernández. Grave blessure de son banderillero El Niño de Leganés, victime de trois cornadas dans la cuisse droite de 10, 20 et 30 cm.

Morante de la Puebla : sifflets et silence, Manzanares : saluts aux deux. No hay billetes.

MADRID

Corrida annulée à cause des fortes pluies qui se sont abattues sur la capitale.

AIRE

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ORTHEZ

Journée taurine du 28 juillet :

11h : six novillos de Miguel Zaballos pour Jesús Fernandez, Iván Abasolo et Alberto Pozo.

18h30 six toros de Raso de Portillo pour Fernando Robleño, Morenito de Aranda et Oliva Soto.

 

Paul Hermé

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