Mercredi 19 Février 2020
Samadet, Béziers, Valencia, Tendido Cero…
Dimanche, 17 Mars 2013

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Triomphe de Juan Leal qui a coupé sept oreilles et indulté un novillo de Fuente Ymbro…

Plein apparent. Six novillos de Fuente Ymbro. Le cinquième, "Jalado", numéro 224, a été gracié.

Juan Leal "unico espada", en mauve et or: une oreille, tour de piste, une oreille, une oreille, deux oreilles et la queue symboliques et une oreille, sortie en triomphe avec le mayoral de l'élevage.

Animation musicale remarquable par la Peña "El Violin".

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On avait annoncé un événement, ça le fut. Malgré l'humidité, le froid de gueux qui tombait sur la placita chalossaise, on est sorti heureux, enthousiaste même. On avait vibré durant plus de deux heures pour un spectacle varié, prenant, sans temps morts. Le lot de Fuente Ymbro a donné beaucoup de satisfactions. De belle présentation, les pupilles de Gallardo ont tous "fonctionné" avec parfois leur lot de complications, ce piquant qui donne de la valeur au travail du matador.

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Ce fut le cas du premier, du troisième, du sixième. Le second était noble, mais un peu juste de force; le cinquième: un grand toro sous la muleta avec de la classe et du fond, frais comme un gardon de la première à la dernière passe. Un bémol, le lot a été discret sous le fer - notamment le cinquième-, bien que le troisième ait renversé la cavalerie.

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Juan Leal a été à la hauteur de cette matière première de luxe. Il faut savoir transformer le plomb en or pour réussir l'alchimie que demande le bon toreo. Etre bien devant un bon toro, c'est le plus compliqué. C'est un axiome de la tauromachie et Juan a su parfaitement l'intégrer devant ce cinquième novillo - petit-fils d' "Idealista", gracié à Garlin. Il l'a toréé dans un bon tempo, par le bas et des deux bords sans se faire toucher la muleta. Il a obtenu ainsi la vie de "Jalado" - qu'il avait banderillé - et sans doute a-t-il, à ce moment-là, convaincu les plus réticents à son égard.

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Tout au long de l'après-midi, Juan s'est montré décidé et concentré. Il a varié son jeu à la cape,, surtout alternant les quites : chicuelinas, gaoneras, de frente por detrás et il a attendu le dernier toro à puerta gayola. A la muleta, il a démontré "un valor seco" attendant le toro au centre immobile, toréant dans son terrain, statique et vertical, à l'image de son idole Paco Ojeda. Accroché parfois, c'est le prix de cette tauromachie exposée, il sut aussi trouver le bon rythme et la distance qui permirent de sauver la vie du cinquième. A l'épée, il coupa en deux la plupart de ses adversaires, notamment le sixième.

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Juan Leal a marqué un point très important. La suite sans doute sera difficile, mais sa sortie dans "la capitale de la faïence" sera une étape importante dans sa route pour devenir "figura del toreo".

Pierre Vidal

Avec Feria TV, voir la vidéo du triomphe de Juan Leal en cliquant ICI

BÉZIERS

Contrarié par les intempéries, le IVème Gala Taurin de Printemps, organisé par le Cercle Taurin Paul Ricard « El Mundillo » n’a pas attiré la grande foule. Pourtant, le matin, il ne tombait pas une seule goutte sur Béziers, contrairement aux villes alentour, ce qui explique certainement le manque d’engouement des aficionados de la région.

Trois novillos en non piquée de Robert Margé ont ouvert le bal en matinée, le premier pour Daniel Soto, rentré dans la nuit de Toro où il participait à la finale du Bolsín « Tierras de Zamora ». Le novillero de La Algaba a essayé de bien faire les choses, sans toujours y parvenir à cause d’un vent gênant qui soulevait capote et muleta. Il égrena toutefois quelques jolis gestes, mais une conclusion maladroite au descabello fit retomber l’affaire dans le silence.

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Louis Husson eut des détails au capote puis s’est lancé dans un trasteo irrégulier comprenant par moments des séquences allurées, le tout sur un ton moyen, lui aussi étant contrarié par Eole. Conclusion par metisaca et pinchazo, silence.

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Josian Laguia, le local de l’étape, a tenu à étaler d’emblée sa grosse volonté en allant recevoir son novillo a portagayola.  Une décision qui sera le fil conducteur d’une faena donnée sur un rythme soutenu qui lui vaudra l’unique trophée de cette matinée.

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L’après-midi, les gouttes firent leur apparition de façon intermittente et devant une chambrée encore réduite, même si elle était un peu plus consistante que le matin, le festival a eu du mal à prendre son rythme de croisière dans un tel contexte d’humidité et de grisaille.

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Avec un Gallon, Marc Serrano entama la séance en obtenant le premier trophée de la tarde. Tenant compte de la faiblesse de son adversaire, il opta pour un travail à mi-hauteur, composé de mouvements méritoires, notamment à bâbord. 

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Antonio Joao Ferreira prit ensuite un Jalabert qu’il fit peu piquer. Après s’être fait applaudir avec les palos, il brinda à Christian Coll, l’organisateur de cette journée.

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A la muleta, le Portugais tenta de bien faire les choses, y parvenant notamment sur la rive gauche, trois pinchazos avant entière venant ternir l’impression d’ensemble. Saluts.

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Face à un Barcelo manso au cheval, Marco Leal se montra volontaire, notamment au second tercio où il partagea les banderilles avec Ferreira, ce qui valut aux deux diestros une belle ovation. Muleta en mains, l’Arlésien se montra vaillant et décidé face aux charges aléatoires de son opposant, tirant quelques notables muletazos droitiers avant de placer trois quarts de lame et de récolter une oreille.

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Le diestro local Thomas Cerqueira prit un exemplaire d’Alain et Frédérique Tardieu avec lequel il s’engagea dans un trasteo un poil irrégulier, avec toutefois quelques derechazos valeureux, le tout lui valant une oreille après entière efficace.

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Santiago Fausto ne sut pas trop quoi faire devant un Pagès-Mailhan compliqué et exigeant qu’il ne put dominer, reculant souvent avant d’en finir d’une entière. Silence.

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L’autre Biterrois, Cayetano Ortiz, eut lui aussi du mal à s’entendre avec un Yonnet corpulent. Après deux piques, il brinda au public une faena qui eut du mal à décoller, son adversaire ne lui laissant guère le loisir de composer quelque chose d’alluré. Entière au troisième essai. Saluts.

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Accompagnement flamenco de qualité du groupe de Guillermo Flores, malheureusement pas toujours en phase avec le caractère des débats…

 VALENCIA

La corrida des « médiatiques » a rempli l’arène aux trois quarts et s’est soldée par la première sortie par la grande porte du cycle fallero, pour le Cordobés et le Fandi, les toros de Núñez del Cuvillo, venus remplacer les Zalduendo, n’y étant pas pour rien, se montrant dans l’ensemble nobles et maniables.

Finito de Córdoba : saluts et silence. El Cordobés : oreille et oreille. El Fandi : oreille et deux oreilles.

TENDIDO CERO

Emission consacrée aux dernières corridas de Castellón et aux premières des Fallas de Valencia, avec aussi  une interview de l’éleveur Fernando Cuadri, à Morante et aux curiosités des ganaderías au quotidien…

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Pour voir l’émission, cliquez ICI

 

Paul Hermé

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