Mardi 22 Octobre 2019
Dax, Arles…
Dimanche, 09 Septembre 2012

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Sortie a hombros par la Grande Porte pour Manzanares…

Cinq toros de Garcigrande, un de Domingo Hernandez (5ème).

Enrique Ponce en rouge et or: silence et silence après deux avis.

El Juli mauve et or: salut et silence.

José Mari Manzanares en pourpre, blanc et or: deux oreilles et salut après un avis.

Salut des banderilleros "Niño de Léganes" au second et de Juan José Trujillo au troisième.

L'ensemble a surpris agréablement par sa présentation mais n'a pas donné l'émotion attendue, manquant souvent de force et partant au cheval sans la conviction nécessaire. On fera une exception pour le troisième, plus complet; le sixième, manso, avait de la caste.

Comme la veille El Cid, Enrique Ponce, adulé en ces lieux il y a encore peu de temps, n'a jamais passé la rampe. Le magicien de Chiva, n'a plus ce charme qui ensorcelait les publics les plus rétifs et surtout il ne possède plus ce pouvoir qui lui permettait de dominer les toros les plus réticents. Il a donné beaucoup de passes, se fit beaucoup toucher la muleta lors de ses deux passages et tua avec difficulté ses deux adversaires.

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Ce n'était pas le jour non plus du Juli, décidé pourtant, comme il l'est toujours. On vit sa capacité de réduire les difficultés et sa grande maîtrise technique face au premier qu'il sut garder dans sa muleta, mais l'étincelle n'était pas là. Au second, il fut franchement long et ne convainquit jamais les gradins. Il tua d'un des ses "julipiés" transperçant cette fois et l'idole entendit quelques sifflets.

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José Mari Manzanares, par contre, fit un réel effort et son concept du toreo ravit le public. Il faut dire qu'il allie puissance et esthétique. Sa première faena, bâtie à droite pour l'essentiel, fit un tabac. Elle fut construite de longues séries lentes, dans le tempo du toro, basses et terminées de beaux détails fleuris. Il plut particulièrement face au dernier qui renâclait à charger. Il sut contraindre le Garcigrande à se soumettre à sa muleta autoritaire et cela avec cette classe exceptionnelle qui est sa marque de fabrique.

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Changement de génération, sans doute...

Pierre Vidal

ARLES

Donné par beau temps devant environ une demi-arène, le concours n’a pas eu l’impact attendu, preuve en est d’ailleurs que les trophées au meilleur toro et au meilleur lidiador n’ont pas été attribués. Tito Sandoval pour la pique et David Adalid pour les banderilles ont reçu un prix en piste. Ordre de sortie : Carriquiri, Partido de Resina, Peñajara, Escolar Gil, Adelaida Rodríguez et Robert Margé.

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Domingo López Chaves (silence aux deux) a brillé au capote face au Carriquiri qu’il reçut par deux largas. Trois rencontres, faena mièvre qui ne transmit guère. Bajonazo. Avec l’Escolar, Gil, pauvre de tête, rien de bien notable, sinon une faillite avec les aciers.

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Javier Castaño (silence et saluts) fut le plus entreprenant, d’abord avec un Partido de Resina qui venait de loin mais qui ne s’employa pas à fond. Faena d’altibajos mal rematée avec l’estoc. Face à l’Adelaida Rodríguez, qui afficha plus de tempérament, Tito Sandoval s’illustra au premier tercio avec un brin de théâtralité puis David Adalid salua au second tercio. Faena de valiente face à un opposant qui lui cherchait des noises avec conclusion approximative.

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Iván García (silence aux deux) n’a pas été plus convaincant avec le Peñajara qu’avec le Margé, le premier ne transmettant guère, et le toro des Monteilles commençant mieux que ce qu’il ne finit, le manque de quiétude du blondinet n’arrangeant rien…

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A l’issue du paseo, un moment de recueillement a été respecté à la mémoire de Philippe Mourgues, longtemps valet d’épée de Juan Bautista.

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Le matin, belle démonstration de l’Ecole Taurine d’Arles conclue par la sympathique prestation de deux « niños toreros », Kevin et Adam, ce dernier sortant a hombros après avoir étalé un grand charisme et quelques gestes allurés, notamment au capote…


 

 

Paul Hermé

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