Mardi 20 Août 2019
Arles, Málaga, Curro…

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Ruiz Miguel a hombros l’après-midi et Fernando Adrián le matin…

La première séquence émotion de cette corrida « pas comme les autres » est venue de son prologue dédié à « El Fundi » qui faisait ses adieux dans une plaza qui lui a beaucoup donné… et où il a beaucoup donné ! Après un rappel au micro de ce que fut son parcours ici, José reçut de la part des autorités et des jeunes élèves de l’école taurine un superbe présent sous la forme d’une selle, sous l’ovation d’un public aussi ému que reconnaissant.

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Malgré une forte averse préalable à demi-heure du coup d'envoi qui a nécessité un léger retard pour arranger la piste, après la pluie est venu le beau temps et tout semblait réuni pour que cette fête soit belle… avec finalement un bilan moins pléthorique que la veille, mais qui laissera quelques instantanés rappelant la « belle époque »…

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Les courses se suivent et ne se ressemblent pas, les toros non plus, ceux du Conde de Mayalde, au demeurant bien présentés et plutôt charpentés, n’ayant jamais donné l’impression d’être venus pour jouer les doux comparses. Notons que le quatrième a été renvoyé aux corrales pour boiterie et remplacé par un exemplaire d’Antonio Palla.

Après les salutations d’usage, Ruiz Miguel ouvrit le bal pour couper la première oreille de la tarde suite à un trasteo dédié au public et rondement mené face à un toro noble, mais juste de forces, qu’il tua d’une entière. Avec le sobrero, Paco libéra encore son enthousiasme et sa soif de toréer. Brindant au Fundi, il alla chercher l’oreille de la grande porte en distillant notamment quelques naturelles d’un incontestable cachet, transmettant au public avec les ganas d’un débutant. Entière après pinchazo, longue agonie du Palla et en définitive, triomphe bien sympathique et mérité pour un vétéran qui aujourd’hui, venait de damer le pion à ses deux compañeros.

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De Victor Mendes, je retiendrai à son premier son excellente mise en suerte au cheval par chicuelinas marchées, mais j’avoue avoir été un peu déçu de ne pas le voir banderiller, le second tercio étant un de ses points forts, tout comme pour le Fundi, d’ailleurs. Aujourd’hui, ni l’un ni l’autre n’ont daigné poser les palos malgré la demande insistante du conclave, ce qui aurait sûrement apporté un surplus d’alegría à cette course. Après deux bons puyazos, la faena de Mendes, brindée au Fundi, comprit quelques détails rappelant sa verve passée, l’ensemble méritoire bien qu’irrégulier lui valant l’octroi d’un trophée.

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Avec le quinto, qui fut auteur d’un bon tercio de varas, Mendes se signala plus tard par deux trincherazos avant de se lancer dans un trasteo décidé, certes, mais de relief limité. Entière après deux pinchazos et saluts.

On aurait aimé bien sûr voir El Fundi triompher une dernière fois dans un de ses jardins favoris, mais il était dit, comme c’est souvent le cas, que les choses se passent rarement comme on le souhaiterait… Le Mayalde prit trois piques sans grand style et après avoir brindé à l’auditoire, le Fundi se lança dans une faena longue, à sa main, mais sans grandes vibrations. Saluts après une lame tendida.

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Malgré ses évidentes ganas de réussir le desquite avec l’ultime, José allait connaître une belle déconvenue pour avoir totalement séché avec les aciers au terme d’une faena brindée à ses deux compañeros qui aurait peut-être mérité un meilleur sort sans cet épilogue malheureusement loupé.

En définitive, une course qui a ravivé la nostalgie, mais qui compte tenu du sérieux du bétail, et parfois des difficultés qui auraient été mieux solutionnées en d’autre temps, a quelque peu éthéré l’apothéose espérée. A une exception près, celle du maestro de La Isla, Francisco Ruiz Miguel, qui semblait avoir retrouvé ses jambes et l’enthousiasme de ses débuts…

Une bien belle image que celle de Ruiz Miguel sortant sur les épaules de Mehdi Savalli… qui justement demain affrontera les Miura. Comme un passage de témoin…

En matinée, devant environ un quart d’arène, les novillos d’Antonio Palla, au demeurant bien présentés, ont donné un jeu varié, la palme allant à l’ultime, honoré de la vuelta posthume.

Conchi Ríos, saluts et vuelta, eut en partage un premier opposant qui se ressentit des deux vueltas de campana après deux assauts au cheval. La Murciana fit ensuite ce qu’elle put, tentant de donner le change face à un adversaire qui s’éteignit assez vite, puis tua efficacement. Avec le quatrième, qui mit la cavalerie au tapis après avoir brisé le palo du lancier avant d’aller saluer le réserve, Conchi brinda au Fundi et à Ruiz Miguel un trasteo qui allait s’avérer un peu terne malgré ses efforts de relever la sauce, le Palla ne transmettant pas grand-chose.

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Cayetano Ortiz, saluts et silence, aurait pu rafler un pavillon à son premier si la conclusion avait été plus efficace. Auparavant, après deux rencontres poussées et un brindis au Fundi, le Biterrois avait tenté de bien faire les choses, trouvant davantage son bonheur sur l’aile gauche. Le cinquième fit chuter la pièce montée et après avoir brindé à Ruiz Miguel, il vit ses efforts peu récompensés par un opposant manquant de ressources pour animer davantage les débats.

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C’est Fernando Adrián, oreille et deux oreilles, qui se tailla la part du lion, affichant à la fois maîtrise et élégance dans deux combats aussi techniques qu’esthétiques. Brindant sa première faena au Fundi, il traça plusieurs séries de muletazos templés et allurés rematés par une entière trasera.

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Avec l’ultime, Fernando allait laisser libre cours à son inspiration dans le plus parfait relâchement, enchaînant les séquences avec entrega, poder et dominio. Il conclut d’un estoconazo en basculant puis se fit toucher sans gravité en restant face au novillo.

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Un triomphe arlésien laissant augurer une belle saison qui se terminera en septembre par l’alternative qui lui sera conférée par maître Juli pour les Vendanges nîmoises… A l’évidence, il est prêt !

CURRO

Si à Baeza, Sergio Aguilar a triomphé en coupant trois oreilles aux toros de El Trébol appartenant à Rivera Ordóñez, Curro Díaz a eu moins de chance puisqu’il a reçu une cornada de deux trajectoires dans le triangle droit (6 et 10 cm). Sa venue à Madrid ce dimanche de Pâques semble bien compromise…

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MÁLAGA

Donnée devant seulement un quart d’arène, la corrida picassiana - mano a mano Conde/Fortes - a vu le succès de Jiménez Fortes qui a coupé une oreille de son premier et de son troisième, Javier Conde étant ovationné à son second.

 

Paul Hermé

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