Vendredi 01 Mars 2024
ANDRADES
Dimanche, 12 Novembre 2023
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Miguel Andrades, un novillero Jerezano bien parti pour atteindre la plus haute marche...
 
Présentation de Miguel Andrades avec qui j’ai eu récemment l’occasion de communiquer. Quand on consulte son état de service, on constate d’abord qu’il a déjà connu quelques triomphes des plus méritoires et surtout, à la lecture de sa feuille de route, qu’il a été assez souvent opposé à des élevages qui ne passent pas pour être les plus fréquentables. Mais tout de même de ceux qui classent un torero. Bien sûr, il n’y a pas eu que ça, mais à la lecture des noms de Miura, Prieto de la Cal, Cuadri, Juan Luis Fraile, Conde de la Maza, Albaserrada, Cebada Gago et compagnie, on peut dire que cette liste est plutôt édifiante, montrant bien que Miguel n’est pas du genre à ne fréquenter que des douceurs, si l’on peut s’exprimer ainsi. Pour autant, ça ne signifie pas non plus qu’on est en face d’un bûcheron, car le Jerezano allie technique et combativité avec une gestuelle allurée, comme en témoignent ces quelques clichés. Avec une entrega rarement démentie dans tous les tercios…
 
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-Où vis-tu actuellement ?
-Je vis à Jerez de la Frontera, mais au fur et à mesure que la temporada avancera, je retournerai à Madrid.
 
 
- Y avait-il des antécédents taurins dans ta famille ?
- Sur le plan professionnel, non, mais mon père et mon grand-père ont toujours été de bons aficionados et ce sont eux qui m’ont transmis le gusanillo. Mais ils sont toujours restés sur les tendidos.
 
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-A quel âge as-tu manifesté de l’intérêt pour les toros ?
-Depuis toujours. Je pense et je prétends qu’on nait torero plus qu’on ne se fait torero ! 
A neuf ans, j’étais inscrit à l’école taurine de Jerez et c’est là que tout a commencé de façon plus sérieuse, comme une façon de vivre.
J’y suis resté une dizaine d’années puis j’en ai effectué une à Ubrique.
 
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-Comment s’est passé ton passage en non piquée puis en piquée ? Evolution, progrès, éventuelles difficultés…
- Ma période en sans picadors a été plutôt agréable, j’ai eu la chance de participer à plusieurs compétirions importante, comme Villaseca de la Sagra, les novilladas de promotion de Canal Sur Andalucía et des arènes comme la Malagueta, la Real Maestranza de Sevilla ou Jerez de la Frontera…
Puis en piquée, j’ai débuté depuis peu, en août 2022, il y a donc un peu plus d’un an et cette temporada a porté ses fruits puisque nous avons pu aller à Las Ventas, Villaseca de la Sagra, Azuqueca de Henares et Guadarrama, ayant triomphé avec des ganaderías comme Miura (trois oreilles !), Cuadri, Juan Luis Fraile et López Gibaja entre autres.
Concernant les trophées, j’ai notamment remporté ceux de meilleur novillero d’Añover del Tajo, et de triomphateur d’Azuqueca et Guadarrama.
 
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- Qui dirigeait ta carrière ?
-Pendant les écoles, c’ était les professeurs et actuellement, mon apoderada se nomme Lidia Rodríguez Bermejo.
 
 
- Comment peux-tu définir ton toreo du point de vue technique et artistique ?
-Je ne suis pas le mieux placé pour répondre et selon l’animal que l’on a en face ça se traduit d’une façon ou d’une autre.
Techniquement, je me situe sur une note assez positive et pour le maniement des suertes, plus on torée et plus on prend confiance.
Sur le plan artistique, j’aime être moi-même. Je pense que lors de toutes mes tardes on peut noter que j’exprime un toque flamenco et jerezano venu du sud de l’Espagne.
 
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-Comment te prépares-tu et qui t’aide (préparateur physique, technicien, banderillero, peña) ?
-Ma préparation est toujours la même, il faut tout donner lors de toutes les tardes et réaliser une faena différente à chaque toro qui correspond à ce moment. Il y a beaucoup de gens qui paient un billet pour te voir et tu dois faire en sorte qu’ils reviennent sur le tendidos pour te voir encore.
Je n’ai pas une routine quotidienne, mais il est vrai que je fais beaucoup de sport. Je joue au foot deux fois par semaine, une fois au paddle, je vais courir, marcher et je fais pas mal d’exercices physiques pour me fortifier. Dans le domaine du toreo de salon, j’essaie de m’entrainer quasiment tous les jours (capote, banderilles, carretón pour banderilles et épée), entrecoupées des jours de tentaderos. 
En début de saison, quand je suis à Jerez, j’ai un entraineur trois fois par semaine.
 
 
As-tu des suertes favorites ? Ou d’autres que tu penses devoir améliorer ?
-J’aime la variété au capote et aux banderilles et rappeler quites et suertes du passé.
Quelles qu’elles soient, on peut toujours les améliorer !
 
 
-As-tu des ganaderías ou des encastes préférés ?
-Ça m’est égal, je me trouve dans un bon moment sur le plan physique comme mental pour tirer parti de n’importe quel animal et couper les oreilles.
 
 
-Quels ont été tes principaux succès en novillada piquée ?
-En 2022, triomphateur de Casavieja et Azuqueca de Henares, et en 2023 triomphateur de la feria d’Añover del Tajo, Azuqueca pour la seconde année consécutive et Guadarrama.  
Je pense que je n’ai pas beaucoup toréé, parce que je veux toujours plus, mais cela a été très intense, on a triomphé chaque fois dans toutes les arènes.
 
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-Quand aimerais-tu pouvoir prendre l’alternative ?
Le plus tôt possible ! Je suis toutefois bien conscient qu’avant il faut franchir la barre des vingt-cinq novilladas piquées et que je n’en suis qu’à onze…
 
 
-Que penses-tu de la tauromachie française ?
-Je pense que c’est une aficion très sérieuse, respectueuse et entendue au sujet de la lidia d’un toro bravo.
 J’ai toujours aimé toréer en France à chaque fois, ils savent très bien ce dont la tauromachie a besoin en ces moments. 
 
 
-Quel est ton but pour 2024 ?
-D’abord de bien se préparer cet hiver, pour les entrainements comme le campo et les tentaderos.  Et pour si possible prendre l’alternative en fin de temporada dans une arène importante. Sinon, au début de la suivante...
 
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Tel est Miguel Andrades, novillero méritant qui attend beaucoup de la temporada à venir. La réalité du terrain sera-t-elle à la hauteur de ses espérances ? On le lui souhaite, avec l’envie, pourquoi pas, de le voir aussi un peu chez nous…