Vendredi 23 Février 2024
BAYONNE
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Sortie a hombros de Juan Leal et Andrés Roca Rey pour l’ouverture…
Corrida goyesque bleue. Vendredi 1er septembre 2023, très belle entrée aux arènes, soleil, nuage et averses en fin de course, deux heures vingt de spectacle.
Six toros de Garcigrande, bien présentés à part le troisième, deux piques, le deuxième trois, toujours pris avec une honnête bravoure. Certains compliqués à la muleta par manque de charge.
Juan Leal (blanc cassé et azabache) : au premier, une demi-lame, deux oreilles ; au quatrième, une entière, une oreille.
Andrés Roca Rey (blanc et noir) : au deuxième qui se blesse, écourte d’une entière, au cinquième, une entière, deux oreilles.
Adriano (vert de gris et noir) : au troisième une entière et trois quarts de lame, silence ; au dernier, une entière, une oreille.
Président : Bernard Peytrin qui annonçait sa dernière présidence. Assesseurs : Thierry Noël, peña taurine bayonnaise et Bertrand Adoue, cercle taurin bayonnais.
 
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Juan Leal a imprégné de manière forte son entrée dans la fin de temporada française. Il ne s’est pas laissé impressionner par le tourbillon Andrés Roca Rey. Après un tercio de cape pour tester l’adversaire et avoir terminé sur une remarquable demie, l’Arlésien se positionne au centre de la piste pour une première série et se met à genoux pour poursuivre sur cette main droite. Quelques passes dans le dos pour faire passer un frisson dans les tendidos et le garçon entame sa symphonie. Il est parfaitement maître de son art. Jamais il ne fait une faute avant d’en finir avec une demi-lame, pour les deux premières oreilles. La corrida est lancée… Mais Juan Leal est bien décidé à ne pas en rester là. Il revient avec un adversaire un peu mou auquel il faut arracher les passes, à droite comme à gauche. La faena semble s’endormir. Mais soudain, le garçon a trouvé la faille et l’animal se réveille sur les dernières passes… Ce qui lui permet de terminer sur un desplante d’un goût douteux.
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Piqué au vif, Andrès Roca Rey voulait répliquer dès son premier toro sorti. Il donnait un aperçu de se volonté à la cape, mais l’aventure tournait court, « Fardón », dans les premières minutes de la faena, sur un recorte, se blessait à la patte avant gauche. Roca Rey était obligé d’en terminer rapidement, recevant pour son estocade quelques applaudissements de consolation. Mais il allait par la suite, témoigner de son art et de son pouvoir en « inventant » pratiquement le cinquième Garcigrande. Il cherche un moment le sitio. Puis la muleta vient à traîner sur le sable, derechazos et naturelles interminables. Ne s’agirait-il pas d’un dialogue secret entre le toro et le maestro ? Un moment intime que l’aficionado n’ose pas troubler. D’étranges instants de magie et d’émotion alors que l’orage gronde et que pleure le concerto d’Aranjuez. Ce sont les instants privilégiés d’une grande faena. On s’excuse presque d’en être les témoins… L’estocade met un terme à cet enchantement.
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Adrien Salenc, Adriano, mal aidé par le sort, doit affronter le toro le plus âgé, près de six ans. Les choses seront souvent compliquées. Il doit voler des passes, soutenir des séries impossibles. Il fait le maximum, mais pratiquement impossible d’imposer sa domination. Salenc qui avait triomphé l’an dernier se retouve pris au piège des ans. Mais lorsque le combat reprend des proportions normales avec un vrai « cuatreño », c’est Salenc retrouvé. Des passes à genoux pour une deuxième série, puis il se relève pour citer de loin et entre aussitôt au cœur de la faena. La musique vient le soutenir et le toro qui avise plusieurs fois ne l’impressionne pas. Même dans des moments difficiles, il parvient à servir un toreo classique débordant de finesse et d’élégance. La faena n’est peut-être pas spectaculaire, mais elle est juste et l’aficion ne s’y trompe pas qui exige une oreille après un grand coup d’épée.
Les Garcigrande auront laissé six oreilles pour cette première course de la feria de l’Atlantique, ce fut un agréable moment.
Jean-Michel Dussol - coridasi - Photos : Bruno Lasnier-
CHANGEMENTS
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Ce samedi 2 septembre, pour la novillada piquée, Solalito à la place de Tristán Barroso, malade. 
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Le lendemain matin, dimanche 3, Diego Mateos remplacera Martín Morilla, blessé.