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Citations

Pedro Romero

Le lidiador ne doit pas compter sur ses pieds, mais sur ses mains.

 

Guerrita

Les amis des toreros ne durent pas plus que leurs applaudissements.

 

El Espartero

C’est la faim qui donne le plus de cornadas.

 

Francisco Montes "Paquiro

Le véritable courage, c’est celui qui nous maintient devant le toro avec la même sérénité que celle que nous avons quand il n’y est pas.

 

"Bombita"

On doit être torero deux heures aux arènes et vingt-deux dans la rue.

 

Il y a une grande différence entre être un bon torero et savoir toréer.

 

Rodolfo Gaona

Pour être torero, la première condition est de ressembler à un torero.

 

Lagartijo

Dans le toreo, certains savent ce qu’ils font et d’autres font ce qu’ils savent !

 

Ce ne sont pas les toros qui prennent les toreros, mais les toreros qui prennent les toros !

 

Toréer, c’et très facile : quand le toro fonce, tu t’enlèves. Si tu ne le fais pas, c’’est lui qui t’enlèves.

 

Juan Belmonte

Je ne fais pas de sport et ne cours pas. Celui qui doit le faire, c’est le toro !

 

Ignacio Sánchez Mejías

Un torero doit mourir dans une arène, pas à la maison.

 

El Gallo

Celui qui ne se croise pas au moment d’entrer a matar se fait prendre par le diable.

 

Gregorio Corrochano

 

Un toro mal lidié est un drame dans lequel personne ne connait son rôle.

 

Qu’est-ce que toréer ? Je n’en sais rien. Je croyais que Joselito le savait, mais j’ai vu comment un toro l’a tué…

 

Victoriano de la Serna

Pour un torero, la tragédie commence la nuit où il rêve à la cogida plutôt qu’à la faena.

 

Fermín Murillo

A propos des cornadas, je payais cher toutes les temporadas, c’était comme un tribut annuel. Une fois que j’avais reçu la première, j’étais plus tranquille et je me disais : "Ça y est, c’est passé" !

 

Antonio Ordóñez

Tous les toreros savent que dans chaque arène, il y a un mètre carré de terrain où l’on est sûr de se faire tuer. Hélas, aucun ne sait où c'est !

 

Espartaco

L’histoire du toreo ne s’écrit pas seulement à Madrid ou Séville et pour la grandeur de cet art, il y a aussi Pozoblanco et Linares.

 

Joselito

Le capote est le plus important dans le toreo pour la simple raison qu’il correspond au premier contact de l’animal qui charge dans quelque chose. C’est un peu le maestro qui lui enseigne et lui indique là où il doit aller. Entre sa bonne ou mauvaise utilisation, il y a un abîme, ce qui fera que le toro puisse ensuite bien charger ou pas…

Si j’étrenne un costume, je me prépare un peu avant pour m’y sentir bien. Je préfère attendre une heure assis sur le lit plutôt que de me précipiter au dernier moment. Chaque année, je démarre avec six costumes neufs et six autres de la temporada précédente. Au début, j’étrenne les neufs dans les arènes de première et je porte les plus anciens dans celles de seconde, ensuite j’alterne les neufs entre les arènes de première et seconde et je réserve les plus usagés aux arènes de troisième. De cette façon, les costumes me font deux ans, jamais trois… Des six que je supprime chaque année, je n’en fais rien de prémédité :je conserve en général ceux qui ont une histoire, les autres je les vends ou je les offre à des peñas.


        
El Pana

Il n’y a que deux choses qui me font peur : le froid et le travail !!!

Quand les choses ne vont pas bien, on se réfugie contre la poitrine d’une pute et l’épaule d’un bistroquet. Les putes sont très liées à la carrière d’un torero et celui qui prétend le contraire est un menteur et un hypocrite. Quand tu triomphes, tu dois t’enfermer chez toi pour éviter d’être assailli et quand tu pétardes, tu vas les chercher…

De mon temps, les jeunes voulaient être matadors pour acheter une maison à leur mère… Aujourd’hui, ils vendent la maison de leur mère pour devenir matadors !!!

 

Martín Peñato

Avec l’augmentation des coûts, le prix d’un toro est inférieur à ce qu’il était il y a vingt ans !

 

El Juli

Maintenant, je suis le torero que j’ai toujours voulu être et ma principale motivation est de continuer à sortir le meilleur de moi-même en réalisant le toreo le plus profond, celui qui met tout le monde d’accord...

 

El Cid

La corrida de Bilbao (seul contre six) fait partie de celles qui marquent un avant et un après dans la vie d’un torero. Je crois qu’elles te donnent un cachet définitif. J’avais beaucoup à y gagner, le pari était de taille, je n’avais jamais affronté six toros de Victorino et la corrida s’est avérée très difficile. A certains moments, je l’ai vécue très mal à cause de la tension à laquelle j’étais soumis. Ces toros sont très exigeants, on ne peut pas se déconcentrer une seconde, il y a eu des moments très émouvants, le public s’est régalé et moi-même j’étais très heureux à la fin quand j’ai réalisé que mon rêve était en train de s’accomplir.

 

Curro Romero

Les toros m’ont fait très mal, c’était le prix à payer. Mon art n’a pas changé avec les cornadas parce que les toros m’ont toujours pris quand j’étais en train de toréer, jamais en train de courir ! 

Sincèrement, je n’imaginais pas recevoir autant d’hommages. Ça parait incroyable, mais cette histoire de statue vient après beaucoup de choses, même des timbres poste… Mais de là à ériger un monument de mon vivant…

 

Antoñete

Toréer, aimer, fumer, jouer et boire sont les cinq pêchés capitaux que se sont autorisés les grands maestros de l’histoire de la tauromachie.
           
Je ne comprends pas cette mode qui consiste à remater une série en effectuant deux passes de pecho. C’est un peu comme si en prenant congé d’un ami, tu lui disais « salut, à la prochaine », puis un moment après « salut, à la prochaine » ! Si tu as rematé, pourquoi vouloir re-remater ? Drôle de mode…

Certaines faenas durent quatre minutes et d’autres dix. Mais il n’y a pas de grande faena qui comporte plus de vingt muletazos parfaits !

 

Morante de la Puebla

Nous, les toreros, sommes tous professionnels, mais celui qui est artiste, lui, est capable de créer, il est bohême et porte peut-être en lui des choses un peu folles !

La lenteur dans le toreo peut être un phénomène esthétique comparable à un tableau de Picasso ou de Velázquez, éphémère de surcroît.

 

César Rincón

Merci au toro, au bon comme au mauvais parce que les eux m’ont donné tout ce que j’ai. Il a été mon grand ami et mon grand allié et quand il m’a demandé mon « carnet », je n’ai pas eu de problème pour le lui montrer. En outre, il m’a appris à m’emmouracher de lui, jusqu’à faire de moi un éleveur.

Je garde tout en moi, et je ne veux enlever ni un point, ni une virgule, y compris toutes mes souffrances et le fait que personne ne m’ait jamais fait cadeau de rien ajoute encore plus à ma trajectoire. Je garde notamment le souvenir de ma première Grande Porte de Madrid qui a changé ma vie pour toujours.
           
Je ne veux rien oublier, j’ai connu de tout dans ma carrière, les peines comme les moments de triomphe, et je dois me souvenir de tout car c’est ainsi que je peux valoriser ce que j’ai obtenu.

 

Sébastien Castella

Pour pouvoir toréer aux côtés des meilleurs, le chemin a été long et a exigé beaucoup de sacrifices. Les toreros doivent se gagner peu à peu cette opportunité. C’est une loi sacrée dans le toreo.

Les cogidas sont inévitables quand tu veux réussir au maximum. Si je m’expose dans le terrain qui me plait, c’est là que les toros vont me prendre. Et c’est une bonne chose parce que ça signifie que je suis sur le bon chemin. Je l’accepte car ça rentre en partie dans ma décision de devenir torero.

 

Pepín Liria


La plupart des toreros ne veulent pas l ’admettre, mais moi je n’ai pas honte de le dire : toréer m’a coûté de l’argent à mes débuts, j’ai même participé à pas mal de courses pour rien. (…) Chaque fois que je porte le costume de lumières, tous ceux qui sont autour de moi doivent être payés, c’est quelque chose à laquelle je tiens beaucoup, je serais d’ailleurs incapable de dire à quelqu’un qui se joue la vie que je ne peux pas le payer. C’est pourtant ce qui se passe parfois, mais ce genre de manœuvre est à l’opposé de ma conception car je sais bien ce que c’est de se mettre devant un toro et le courage que ça demande…

Pour nous, les toreros, il faudrait qu’il y ait vingt Pamplona !!!

 

 

Ernest Hemingway

 

La tauromachie est un art car comme pour tout art, le plaisir augmente avec la connaissance qu’on a de celui-ci.

Diego Puerta

L’art, le courage et le sentiment sont les trois piliers sur lesquels repose la tauromachie.

Simon Casas

José Tomás est le torero le plus important que j’ai vu de ma vie et je vois des corridas depuis la fin des années 50. Il allie le plus fort engagement (plus que Manolete, disent ceux qui ont vu ce dernier toréer) aux fondamentaux de la technique et de l’esthétique. Car il n’est jamais dans la transgression.

Javier Conde est un grand artiste, mais lui, il s’exprime dans le baroque et l’extravagance.

La présence d’Alain Montcouquiol signifie tout. Nous avons une histoire commune qui a créé une histoire communautaire. Avec lui, c’est drôle, on se rencontre toujours alors que jamais on ne se donne rendez-vous !

La technique de la tauromachie commence par le courage 

Joselito ? Technique, courage, inspiration, répertoire.

Emilio Muñoz

Celui qui veut est plus fort que celui qui peut.

Dámaso González

C’est en toréant lentement qu’on devient une figura.

Joaquín Ramos, valet d’épée de Joselito

L’art a horreur de la précipitation !

Enrique Ponce

Il ne faut jamais perdre le respect du toro. Le jour où tu perds ce respect, c’est toi qui es perdu !

Luis Miguel Dominguin, au sujet du toreo

La toreo ?  Le savoir, le pouvoir, le vouloir.

Si je savais ce qu’était la corrida, je serais LE philosophe du siècle ! 

Le courageux est un peureux bien informé !

Chaque coup de corne que j’ai reçu porte le prénom d’une femme…

S’il n’y avait pas eu de femmes sur les gradins, je ne serais probablement jamais devenu torero !

Joaquim Murteira Grave

Préparer la matière première de l’artiste, c’est déjà être un peu artiste !

Au campo il faut tout faire doucement, les taureaux doivent être tranquilles. Dans l’arène c’est tout le contraire, il faut qu’ils s’excitent, qu’ils chargent. On leur parle avec agressivité, on les défie. Mais on perd beaucoup de taureaux car il y a beaucoup de bagarres de territoire entre eux.

Joselito (Miguel Arroyo)

La tauromachie, comme la danse, est une affaire de poignet et de ceinture…

Il faut être une grande figura pour encaisser sans broncher une grande bronca !

Les arènes sont faites pour rêver et pour créer.

La musique de ma tauromachie n’a pas besoin de musique !

Curro Romero

On juge la qualité d’un public à sa façon de réagir lorsqu’une corrida est mauvaise !

Juan Pedro Domecq

Le toro idéal n’existe que dans l’imagination.

Alain Montcouquiol

Nous sommes partis, il y a quarante ans, d’une idée simple : si la tauromachie est un art, elle est forcément universelle… Dans vingt ans, les toreros seront comme les peintres ou les musiciens, la question de la nationalité ne se posera plus.

Sébastien Castella, octobre 2006

Je suis parti aux Etats-Unis, à New-York, Orlando, Miami, j’avais besoin de faire le vide, d’être seul, de ne voir personne du milieu. Et au septième jour, quand je me suis réveillé dans ma chambre d’hôtel, et bien… il me fallait le toro ! Oui, le toro me manquait !

José María Manzanares (père)

Bien toréer, ce n’est ni affaire de poignet, ni de ceinture, c’est le corps tout entier qui torée, de la pointe des pieds à la racine des cheveux.

Joselito à César Jiménez, avant de toréer

Fais ce que tu ressens et ressens ce que tu fais !

César Jiménez

Le olé, c’est très beau. On le ressent plus qu’on ne l’entend.

Roberto Dominguez

Toréer, c’est pour moi un mouvement qui naît dans le cœur, s’ordonne dans la tête, et se casse dans le poignet avec la permission de la ceinture.

César Rincón

Le bon toreo ? Donner à un instant éphémère une apparence d’éternité.

Joao Folque de Mendoça (Palha)

Quand l’espérance vient à l’âme, le courage monte au cœur.

Joël Matray

(phrase rapportée après l’avoir lue sur un panneau dans une bodega à Séville)

Un homme intelligent se remet toujours d’une défaite, un imbécile jamais d’un triomphe !

Fernando Cepeda

Le toreo, c’est l’amour, c’est l’art, c’est le sentiment, c’est ma vie !

Marismeño

J’ai toujours voulu être torero car la corrida est un spectacle différent : il y a un danger, un art et une émotion inégalés dans d’autres spectacles.

Luis Francisco Esplá

La force, quelque chose de fondamental, la grâce, le jeu, le silence et la rumeur, le plaisir et la peur bien emmêlés…

La couleur bleu nuit : mystère, sensation de plénitude, innocence…

Le bleu de mes costumes, c’est la mer et le ciel.

Álvaro Domecq

A mes oreilles résonne encore le mot « lentement » : lentement comme planent les aigles sûrs de leur proie, lentement, vertu suprême du toreo, lentement comme on sépare les toros dans le campo pour une corrida, comme on dresse un cheval, comme on embrasse et comme on aime,  comme on chante et on boit, comme on prie : lentement.
Je voudrais que cette phrase soit mon premier éloge de cet amour du toro, parce qu’elle renferme l’essence du toreo, du chant flamenco, de tout notre mode de vie. On peut nous critiquer cette façon de faire les choses lentement, c’est ne pas connaître l’arôme de cette fleur qu’est le temple divin dans l’espace ; c’est ne pas savoir que le temps est mesure, et que la mesure, c’est le fondement du toreo.

 

 

Un grand merci à Elisabeth L. pour sa contribution. (Il n’est pas interdit, bien au contraire, aux lecteurs du site de m’envoyer la leur…).