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Istres : Grande Porte pour Mehdi Savalli

Le 20/06/2009

Vendredi 19 juin. Arènes pleins, ciel capricieux avec quelques gouttes au paseo, rafales gênantes par intermittence. Six toros de Miura inégaux de présentation et de jeu, dans le type, nobles, justes de forces et toréables la plupart, plus compliqués les 2 et 3, le cinquième étant récompensé de la vuelta al ruedo. José Ignacio Ramos : silence et saluts après avis. Juan José Padilla : palmitas et oreille. Mehdi Savalli : silence après avis et deux oreilles.

Cette corrida d’Istres n’aura rien réglé et le débat entre aficionados reste en l’état, c’est-y des Miura ou c’est-y pas des Miura ? On pourrait ergoter des jours entiers sans avoir vraiment de réponse, sinon pour dire que c’était des Miura de maintenant, à l’évidence plus toréables que ceux de l’ancien temps qui secouaient du chef dès leur entrée et qui pouvaient vous égorger ou vous trancher la fémorale sur chaque embestida, en affichant leur sale caractère… Il est clair que les amateurs de combats à l’ancienne risquent de ne plus s’y retrouver, mais le public istréen a fait fi de cette problématique, s’emballant sur chaque séquence enlevée, visiblement plus enclin à se divertir qu’à frissonner d’épouvante.

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Le premier a été monopiqué, comme la plupart de ses frères (4), signe révélateur de forces limitées. Banderilles partagées, ce qui sera le cas pour les trois premiers. Avec la flanelle, Ramos bien dans son sujet, mais pour la transmission et l’émotion, on repassera. Silence après une conclusion discutable.

Avec le quatrième, qui alla deux fois au cheval, la deuxième rencontre plus légère, José Ignacio fit preuve d’une belle détermination dans un trasteo irrégulier, mais marqué par quelques détails bien ajustés. Las, il pincha encore à deux reprises avant entière.

Juan José Padilla eut d’abord en partage un adversaire plus avisé que le précédent. Une pique poussée et faena à l’emporte pièce et à l’énergie face à un opposant dissipé et un poil retors.

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Le cinquième alla deux fois au cheval et Padilla réveilla ensuite le public à qui il brinda sa faena par un numéro « effectiste » ponctué par un espadazo qui lui valut un trophée. Dans la foulée, alors que le Miura était ramené au desolladero, un mouchoir bleu est tombé du palco. Un honneur quelque peu discutable.

Mehdi Savalli est d’abord tombé sur le plus imposant – 610 kilos – qu’il reçut par deux largas afaroladas de rodillas en gage de volonté. La suite sera plus aléatoire avec la montée en force de rafales qui n’arrangèrent rien devant un adversaire peu enclin à s’en laisser conter et l’épée finira de faire retomber le soufflet.

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L’ultime, de bien meilleure composition, a été reçu a portagayola. Efficace à la cape, Mehdi poursuivra après l’unique rencontre par un tercio de banderilles enlevé, avec moviola et violon. Brindée à Sébastien Castella, sa faena démarrera par deux cambios au centre puis sera égrenée de quelques mouvements méritoires, essentiellement à tribord. Quasi entière tombée et deux oreilles.

Une minute silence a été observée à l’issue du paseo à la mémoire d’un arenero décédé la veille.